Affaire Benalla : que risque l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron ?

Alexandre Benalla est attendu dès 13h30, au tribunal correctionnel de Paris, ce lundi 13 septembre. Trois ans après le scandale du Benallagate, l’ancien chargé de mission de l’Elysée visé par six affaires, risque la prison ferme…

Alexandre Benalla va être jugé trois ans après l’affaire du “Benallagate”. Attendu devant le tribunal correctionnel de Paris, l’ancien chargé de mission de l’Élysée, va être entendu, ce lundi 13 septembre à 13 h 30. À 7 mois de la présidentielle, l’ancien “couteau suisse” du président Emmanuel Macron risque la prison ferme : “il comparaît pour “violence en réunion, immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique, port d’armes, usage public et sans droit d’un insigne, violation du secret professionnel et divulgation d’images de vidéoprotection, dévoilent nos confrères de France Info.

Aux côtés de trois autres hommes, dont l’ancien employé de l’Élysée Vincent Crase, Alexandre Benalla encourt jusqu’à 7 ans de prison, dont 100 000 euros d’amende. Visée par six enquêtes judiciaires dont une classée sans suite, l’ancienne personnalité reconvertie dans le privé, va être jugée jusqu’au 1er octobre. La première affaire reviendra sur le 1er mai 2018, date qui “marque le début de l’affaire Benalla, un scandale retentissant qui va éclabousser l’exécutif jusqu’au plus haut niveau”, ajoute l’hebdomadaire.

“Je suis le fusible utile du pouvoir”

Ce jour-là, l’agent public contractuel est identifié par le journal Le Monde, dans une violente vidéo : “sur laquelle un homme en sweat à capuche gris et veste noire frappant violemment une personne en marge d’une manifestation, place de la Contrescarpe, à Paris”, explique France Info avant de poursuivre “Cet homme, qui porte un casque des forces de l’ordre, n’est autre qu’Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Élysée”, conclu le site web de la radio publique. Visé par une enquête, Alexandre Benalla est licencié dès le lendemain par l’Élysée. Pourtant, l’homme âgé de 26 ans à l’époque, n’aurait pas été privé de ses passeports diplomatiques : “Il détenait en outre un passeport de service obtenu frauduleusement selon l’accusation”.

Ce lundi 13 septembre, il sera jugé pour “faux, usage de faux en écriture et usage public sans droit d’un insigne”. Dans son livre Ce qu’ils ne veulent pas que je dise paru en 2019, l’ancien responsable de sécurité fait de rares confidences : “Des erreurs ont été commises évidemment, par moi, c’est certain, mais il semble malgré tout que j’aie le dos bien large. Et je suis loin d’être le seul responsable de ce naufrage. Je suis le fusible utile du pouvoir”, avait-il écrit. Mais l’homme n’en est pas à sa dernière affaire. Le parquait de Paris enquête également sur des soupçons de “faux témoignage” devant la commission d’enquête du Sénat. Sans compter ses coffres-fort, utilisés selon eux pour stocker ses armes.

Crédits photos : BALDINI / BESTIMAGE

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