Affaire du "Grêlé" : les récits glaçants des agressions commises par l'ex-gendarme

Dans le podcast Code Source, publié le vendredi 8 octobre 2021, des journalistes du Parisien sont revenus sur l’affaire du « Grêlé », et sont revenus sur les agressions qu’il a commises.

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35 ans après son premier crime, l’identité du « Grêlé », tueur et violeur, a été découverte. L’ancien gendarme François Vérove, autour duquel l’étau se resserrait, s’est suicidé dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2021, et a adressé une lettre d’aveux à sa femme. Dans le podcast Code Source, publié par Le Parisien le vendredi 8 octobre 2021, des journalistes du quotidien sont revenus sur les faits, datant des années 1980 et 1990.

Sa première victime a été Cécile Bloch, une jeune fille de 11 ans tuée le 5 mai 1986. « Elle a été étranglée, violée, frappée de plusieurs coups de couteau« , apprend-on dans l’émission. Le meurtrier s’est fait remarquer par des voisins : « Ce jour-là dans cette résidence il y a plusieurs personnes qui vont croiser un homme qui a un comportement un peu malaisant, un peu gênant dans l’ascenseur, qui fait des allers-retours, qui a l’air de faire des repérages. Le propre demi-frère de Cécile Bloch va le croiser dans l’ascenseur. » Ces rencontres ont permis de dresser un portrait-robot précis, dans lequel on voit sa peau abîmée, qui lui a donné son surnom.

Le même mode opératoire

Près d’un an plus tard, François Vérove utilise « un peu le même mode opératoire » avec Sarah, 8 ans. « Il monte dans un ascenseur, la petite Sarah part à l’école, c’est le matin, il est un peu plus de 8 heures. Il la conduit jusqu’au sous-sol de l’immeuble, il la viole et il la laisse pour morte dans le sous-sol« , relatent nos confrères. La jeune Parisienne se réveille un quart d’heure plus tard, a « défait les liens qui enserraient ses poignets« , puis reconnait son agresseur sur le portrait-robot dressé suite au meurtre de Cécile Bloch.

Avec le viol de Marianne, 14 ans, le 27 octobre 1987, un mode opératoire se dessine. « Il va présenter une carte à la victime, il va d’ailleurs prétendre travailler sur un trafic de stupéfiants dans le quartier, relatent nos confrères. Il présente cette carte tricolore. » Sept ans plus tard, le 29 juin 1994, c’est au tour d’Ingrid, 11 ans, de croiser le faux policier : « Il s’est fait passer pour un policier, il lui a demandé ses papiers, elle n’en avait pas. Il lui a dit : ‘Je vais t’emmener au commissariat.’ »

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