Affaire Estelle Mouzin : les fouilles reprennent après la mystérieuse découverte d’un riverain

Lundi 26 avril 2021, les fouilles ont repris dans les Ardennes, pour tenter de retrouver le corps d’Estelle Mouzin, enlevée en 2003. Le Figaro précise que ces recherches font suite à la récente découverte d’un riverain. Ce dernier pense avoir remarqué une tombe au sein du bois d’Issancourt.

  • Michel Fourniret
  • Monique Olivier

Une fois encore, les fouilles reprennent dans les Ardennes, près de deux décennies après la disparition de la petite Estelle. La fillette s’était volatilisée le 9 janvier 2003 à l’âge de 9 ans, sur le chemin de l’école à Guermantes en Seine-et-Marne. Il aura fallu dix-sept ans pour découvrir l’identité de l’homme qui l’avait enlevée : Michel Fourniret, mis en examen pour “enlèvement et séquestration suivis de mort”. L’implication de l’ogre des Ardennes, comme on le surnomme, avait été dévoilée par sa femme Monique Olivier en août 2020. Elle faisait savoir aux enquêteurs que son ex-mari avait enlevé, séquestré, violé et étranglé la petite Estelle Mouzin.

À la suite de ces révélations, les enquêteurs avaient fouillé le domicile du couple situé à Ville-sur-Lumes, dans les Ardennes. Nouveau rebondissement : le lundi 5 avril 2021, nos confrères de France Info révélaient que Monique Olivier avait donné de nouvelles informations aux enquêteurs à propos du meurtre d’Estelle Mouzin. Lundi 26 avril 2021, Le Figaro, confirmant une information de L’Ardennais, indique de son côté qu’un riverain a fait une mystérieuse découverte au sein d’une parcelle privée du bois d’Issancourt, dans les Ardennes. Il pense alors avoir découvert une sorte de tombe. “C’est une sorte de trou peu profond, d’1m20 de long sur 40 centimètres de large recouvert de feuilles et de ronces. On peut encore très nettement distinguer les bords de la tombe”, relate Daniel Delogne, retraité des parcs et jardines de Charleville, à l’origine de cette découverte.

“Impossible à creuser”

De nouvelles révélations qui ont convaincu les enquêteurs d’effectuer de nouvelles fouilles dans les Ardennes et plus précisément à Issancourt-et-Rumel. Ces fouilles se concentreront sur plusieurs hectares de forêt. Un véritable défi comme le souligne encore Daniel Delogne. “La forêt a été presque entièrement coupée au début des années 90 ce qui veut dire que le sol est plein de souches, de jeunes racines et de cailloux. Autant dire impossible à creuser”, affirme-t-il, cité par Le Figaro.

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