Affaire Jeffrey Epstein : le prince Andrew protégé par un accord financier avec sa victime présumée ?

Selon les informations dévoilées par Le Point, lundi 3 janvier 2022, le prince Andrew pourrait échapper à des poursuites judiciaires grâce à un accord signé en 2009 entre sa victime présumée et Jeffrey Epstein.

Restez informée

Le prince Andrew risque de voir son avenir basculer dans les prochains jours. Alors qu’il est accusé par Virginia Giuffre d’agressions sexuelles commises lorsqu’elle avait 17 ans, le second fils de la reine Elizabeth II pourrait bien s’en sortir sans une égratignure. Tout cela grâce à un accord signé entre feu Jeffrey Epstein et la jeune femme d’aujourd’hui 38 ans.

Les informations sur cet accord ont été dévoilées lundi 3 janvier 2022 par Le Point et détaillent les circonstances qui pourraient exempter le prince Andrew d’un passage devant la justice. Les faits reprochés auraient été commis par le duc d’York, par l’entremise du couple formé par Epstein et Ghislaine Maxwell. À l’époque, ils avaient fait signer à Virginia Giuffre un contrat qui stipule qu’elle renonce à la possibilité de mener une action en justice pour crimes sexuels contre l’homme d’affaires « et tout autre accusé potentiel ».

Un silence à 500.000 dollars

Le tribunal fédéral de New York a dévoilé lundi 3 janvier l’accord signé entre Jeffrey Epstein et Virginia Giuffre en 2009. Ce dernier lui interdit donc d’enclencher une quelconque action en justice au motif de « crimes sexuels » contre le milliardaire et son entourage. Afin de sceller cet accord, la elle avait reçu la somme de 500.000 dollars. La réapparition de ce document vient fragiliser la plainte au civil déposée par la jeune femme contre le prince Andrew qu’elle accuse d’agressions sexuelles commises en 2001. S’il n’est pas cité nommément dans le texte de l’accord, la mention « et tout autre accusé potentiel » pourrait le protéger de toute poursuite judiciaire.

Une audience prévue mardi matin

Mardi 4 janvier à 10 heures, heure locale, une audience va se tenir entre le juge fédéral de Manhattan, Lewis Kaplan, et les avocats des deux parties pour statuer sur la plainte. Les avocats du prince Andrew rappellent que cette dernière vise à obtenir des dommages et intérêts et n’est en aucun cas une procédure pénale. Leur client a par ailleurs toujours nié les faits qui lui sont reprochés par Virginia Giuffre. Leur principal axe de défense repose sur cet accord dont les clauses protègent leur client et rend obsolète toute action en justice. Dans le cas où les recours du duc d’York échouent, un procès civil pourrait avoir lieu à la fin de l’année, entre les mois de septembre et de décembre 2022.

Source: Lire L’Article Complet