Affaire Laëtitia Perrais : que devient sa mère biologique, Sylvie Larcher ?

Depuis lundi 21 septembre 2020, France 2 diffuse une nouvelle mini-série inspirée du meurtre de Laëtitia Perrais. Plus de neuf ans après le drame, qu’est devenue Sylvie Larcher, la mère biologique de la victime ?

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Après la sortie de l’incroyable enquête du magazine Society, les Français se sont repris de passion pour l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Et c’est pourquoi M6 a décidé de lancer une mini-série sur le fait divers, intitulée Un homme ordinaire, avec Arnaud Ducret et Emilie Dequenne dans les rôles principaux. Et plus récemment, France 2 a suivi le mouvement. À son tour, la chaîne a choisi de revenir sur un drame vieux de près d’une décennie… qui avait également secoué le pays tout entier. Laëtitia – mini-série dont la diffusion a débuté lundi 21 septembre 2020 – retrace la vie et le meurtre de Laëtitia Perrais. Le 18 janvier 2011, la jeune serveuse de 18 ans est assassinée près de Pornic, en Loire-Atlantique. Le coupable, Tony Meilhon, l’a d’abord étranglée puis lui a asséné 44 coups de couteau avant de découper son corps et de le jeter dans deux lacs différents. Une tragédie qui a marqué les esprits, et notamment ceux de la famille de la victime.

Sylvie Larcher, violée et battue par le père de ses deux filles

Très tôt, Laëtitia Perrais et sa sœur jumelle Jessica ont été confrontées à la violence masculine. Leur père, Franck Perrais, était un homme très violent. Lorsque les fillettes avaient 3 ans, il a violé leur mère. À la fin des années 90, il est condamné à cinq ans de prison pour viol et tentative de viol avec arme sur la mère de ses enfants. Sylvie Larcher, qui n’est alors plus que l’ombre d’elle-même, part alors pour de longs séjours en hôpital psychiatrique. “Ma sœur revenait avec des coquarts, des marques de cutter sur le corps. Elle vivait un cauchemar avec son Franck. L’alcool, la violence”, racontait à l’époque Alain Larcher, l’oncle de Laëtitia, dans les colonnes de Paris Match. “Je le détestais. Il avait été ­furieux qu’elle tombe enceinte. Encore plus furieux qu’elle attende des jumelles. Il n’en voulait pas, de ces gosses, révèle-t-il.

Il menaçait ma sœur devant les gamines, il était violent avec ses propres filles. Et c’est allé crescendo. Jusqu’au jour où il a violé ma sœur”, poursuit Alain Larcher face à nos confrères. “‘Viol aggravé’. Il a purgé une peine de cinq années de ­prison”, se souvient-il amèrement. L’oncle de Laëtitia indique ensuite que Sylvie Larcher était “déjà fragile psychologiquement”. Elle n’a donc pas pu faire face à ce traumatisme, et “sa vie a basculé”. À partir de ce moment, “je n’ai plus jamais retrouvé ma vraie sœur, déplore Alain Larcher. “Elle a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique”, précise-t-il sans plus de détails. Sylvie Larcher avait tout de même répondu présente le 22 mai 2013, jour du procès de Tony Meilhon. La mère de Laëtitia avait alors accepté de témoigner à la barre : “Faut que ça s’arrête, faut qu’il paye”, lâchait-elle à l’époque.

Gilles Patron, père d’accueil condamné pour viols

Avec un père en prison et une mère en hôpital psychiatrique, Laëtitia et Jessica Perrais ont donc été placées en famille d’accueil. Malheureusement pour les jeunes filles, rien ne s’est arrangé… Elles sont accueillies à l’âge de 12 ans chez Gilles Patron, assistant familial agréé. Mais le soulagement fut de courte durée. Auprès des gendarmes, Jessica révèle les abus, les viols, commis “depuis au moins ses 16 ans” par le père de sa famille d’accueil. Gilles Patron nie les faits, évoquant une “relation fusionnelle et amoureuse consentie.” En 2014, il écope de huit ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur cinq victimes, dont Jessica. Il reconnaîtra les faits lors de son procès. De 1995 à 2011, Gilles Patron aura recueillis une cinquantaine d’enfants.

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