Agnès Buzyn menacée : l’ex-ministre “sous protection policière”

Dimanche 10 octobre 2021, Agnès Buzyn a annoncé sur le plateau de CNews avoir été placée « sous protection policière » en raison des menaces et injures qu’elle subirait. L’ancienne ministre avait été mise en examen vendredi 10 septembre 2021 pour « mise en danger de la vie d’autrui« .

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Vendredi 10 septembre 2021, coup de théâtre. Agnès Buzyn, ministre de la Santé pendant le début de la pandémie de la Covid-19 avant de se retirer en février 2020 pour entrer en campagne dans le cadre des municipales à Paris, avait été mise en examen par des magistrats de la Cour de justice de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui« . Dimanche 10 octobre 2021, la femme politique était présente sur le plateau de CNews, dans l’émission Repères présentée par Jean-Pierre Elkabach, pour se défendre des accusations qui pèsent contre elle.

Celle qui officie désormais comme directrice exécutive de l’académie de formation de l’OMS pense que la justice lui donnera sans « aucun doute » raison dans sa gestion de la crise de coronavirus. « Pour quelqu’un comme moi, qui a dédié sa vie à la santé des gens, imaginer que j’aie pu faire volontairement un acte qui nuirait à la santé de qui que ce soit, c’est douloureux », indique celle qui estime avoir fait ce qu’il fallait. « J’ai les nerfs et la conscience pour moi. Je ne regrette aucune des décisions que j’ai prises », ajoute-t-elle. Agnès Buzyn, déjà auditionnée par des juges, a par ailleurs confié faire l’objet d’injures et de menaces. Elle vit actuellement « sous protection policière » comme elle l’affirme. Agnès Buzyn a également été placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour « abstention volontaire de combattre un sinistre ». « C’est la vie et je n’en veux à personne, parce que je pense que cette pandémie a été un vrai choc pour les Français », se souvient-elle encore.

Un « tsunami »

Lors d’un entretien pour Le Monde, publié le 17 mars 2020, Agnès Buzyn avait déjà évoqué la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement au moment où elle y était encore. Elle avouait alors ses regrets : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu », révélait-elle. Elle était arrivée troisième au second tour des municipales à Paris. Elle avait alors remplacé au pied levé Benjamin Griveaux, qui s’était retiré de la campagne.

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