Alain Duhamel effondré par les « mauvais politiciens » : ce ministre des finances qui l’a « désarçonné »

Invité sur RTL samedi 20 mars, le journaliste politique Alain Duhamel est revenu sur sa longue carrière de près de soixante ans. Il a notamment évoqué la difficulté d’interviewer les « mauvais politiciens ».

Des hommes et femmes politiques, il en a vu passer plus que n’importe qui. Alain Duhamel est journaliste politique depuis près de soixante ans : il a connu tous les présidents de la Ve République, observé et commenté l’action de tous ses ministres. Aussi, lorsqu’il est invité, samedi 20 mars, sur les ondes de RTL pour l’émission On refait la télé d’Éric Dussart, il a quelques anecdotes à fournir. Celles qui intéressaient particulièrement le journaliste face à ce ponte du commentaire politique : que faire face aux « mauvais politiciens », qui « désarçonnent » par leur incompétence ?

Alain Duhamel ne mâche pas ses mots : « Quand on regarde les leaders politiques, on ne se dit pas pour chacun ou chacune “voilà quelqu’un qui incarne un avenir radieux pour la France !’”». Fort de sa longue carrière, il admet humblement sa capacité à mesurer « assez bien ceux qui perceront durablement ou pas ». Parmi ces derniers, raconte-t-il, un ministre des Finances – dont il tait le nom en précisant que « ce n’est pas le plus célèbre, de toute façon » – l’a « vraiment désarçonné ». Face à « une question simple », ce dernier n’a pas su répondre, ne comprenant tout simplement pas le sens de cette dernière. « Il n’y avait rien à faire, il ne comprenait pas », se souvient, taquin, le journaliste septuagénaire.

« Je n’ai pas été méchant »

Que faire face à un ou une ministre déstabilisant par son incompétence ou son manque de maîtrise de son sujet ? « Étiez-vous plus indulgent ? », lui demande Éric Dussart, aux côtés de Jade, sa partenaire d’émission. « Non, résume l’analyste politique à la plume aiguisée, j’étais effondré. » Il se rappelle par exemple un entretien avec une politicienne, « ayant occupé des postes très importants, ayant été ministre plusieurs fois », qui s’était « trompée » dans les grandes largeurs sur un thème qu’elle aurait pourtant dû maîtriser. Grand seigneur, Alain Duhamel déballe : « Je n’ai pas été méchant, mais j’ai rectifié ce qu’elle a dit de façon courtoise. » Les auditeurs n’ont sûrement pas été dupes, estime-t-il : « Ceux qui écoutaient pouvaient comprendre qu’elle s’était complètement plantée. » Précision, rigueur et politesse seraient-ils les ingrédients pour une carrière dans le journalisme politique aussi riche que celle de ce ponte du secteur ?

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : CEDRIC PERRIN / BESTIMAGE

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