Arnaud Montebourg pique des alliés à Mélenchon : les critiquent s’enchaînent

Dernièrement, Jean-Luc Mélenchon a vu plusieurs de ses alliés prendre le large pour rejoindre Arnaud Montebourg. Bien que très bas dans les sondages, entre 2% et 3%, l’ancien ministre de l’Economie a réuni d’anciens soutiens de son rivale à ses côtés ce qui lui vaux de nombreuses critiques de La France insoumise.

Cette campagne présidentielle 2022 promet. Arnaud Montebourg n’a aucun scrupule à piquer plusieurs anciens soutiens du candidat de La France insoumise à la présidentielle comme le rapporte le Journal du Dimanche, ce 7 novembre. En effet, même s’il plafonne entre 2% et 3% dans les sondages contrairement à son rival à 10%, il assure qu’il peut « gagner, ce que Jean-Luc ne peut pas faire. » Cette confiance a donc attiré en premier la Gauche républicaine et socialiste, le petit parti de l’eurodéputé Emmanuel Maurel et de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann.

En effet, selon un cadre de ce parti, il y a « une érosion de l’attractivité de Mélenchon, liée à un effet d’usure, au peu de renouvellement dans son discours, à son refus de la stratégie d’unité. » D’autres ont suivi, comme François Cocq, l’un des porte-paroles de ­Montebourg, anciennement présent dans la campagne de Mélenchon en 2017. Selon lui, « Montebourg parle à la France, Mélenchon porte un projet politique de couloir, voire de niche. » Ainsi que Manon Le Bretton, ancienne coresponsable de l’école de formation de La France insoumise, l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, Romain Dureau et Frédéric Viale, candidats LFI aux dernières européennes… C’est un défilé !

Arnaud Montebourg critiqué par la France Insoumise

Sauf que du côté de la France Insoumise, ça tacle fort. « Ça ne va pas nous faire perdre une voix ni en faire gagner une à Montebourg, estime le député Éric Coquerel. Il n’y a pas d’hémorragie, ni même un filet d’eau. » D’après le parti, il ne s’agit pas d’une rupture politique, mais de rancoeurs sans doute parce que certains « regrettent de ne pas avoir été à telle ou telle place aux européennes » souligne le député Alexis Corbière. Bien sur le slogan d’Arnaud Montebourg la « remontada » est aussi vivement critiqué : « Depuis trois mois, c’est plutôt la descentada. Il serait tellement utile à nos côtés. » Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon, deux figures de gauche pour un même créneau.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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