Booba s'explique après le clash avec Vald aux Francofolies de la Rochelle

Que s’est-il passé aux Francofolies de La Rochelle quand Vald a décidé de s’en prendre à Booba ? Ce que l’on savait jusque-là, c’est que la police a dû intervenir pour éviter que la situation ne déborde, après que le premier a empêché le second de monter sur scène. Pour les plus curieux, le duc de Boulogne a raconté sa version des faits.

Dans un entretien avec Le Parisien, Booba raconte les coulisses du clash, mais de son point de vue. Et comme à son habitude, il minimise ce qui a été rapporté. Selon lui, c’était « de la rigolade », car ils ont « connu bien pire ». Il se désole néanmoins du retard que ça a causé pour le public, et pour la « mauvaise image du rap » que cela donne… avant de rejeter la faute sur Vald.

« Nous, on était venu en paix. Je me suis déplacé avec les mêmes personnes que d’habitude, avec les artistes de mon label 92i. Pas avec cinquante gorilles comme lui », a-t-il précisé. Et d’ajouter : « Il n’a pas les mêmes codes que moi. Je pense qu’il a eu peur que je lui fasse quelque chose, mais il n’y a pas de raison. Avec Vald, je me moque, je suis taquin, ce n’est pas une vraie guerre. Et on ne boxe pas dans la même catégorie ».

Coutumier du fait

Ce n’est pas la première fois que l’interprète de Wesh Morray s’en prend à un autre rappeur. Difficile d’oublier l’affrontement à l’aéroport d’Orly en 2018 avec Kaaris, au cours duquel ils s’étaient jeté des bouteilles de parfums de luxe à la figure au milieu du duty free. De là à imaginer que c’est Booba qui provoque ce genre de situation ? Le rappeur affirme admettre « toujours quand je suis en tort », rappelant avoir « assumé », lorsqu’il a fini en prison après sa rixe à Orly et n’avoir « pas pleuré ». Il ajoute que « se titiller sur Instagram » comme il le fait avec Vald, c’est équivalent aux « hommes politiques » qui « le font tout le temps et ils ne cherchent pas la bagarre pour autant ».

S’il « provoque peut-être » son adversaire, Booba se demande si c’est « une raison pour venir avec cinquante mecs de deux mètres pour essayer de bousiller un festival ». Vald a donc décidé de lui répondre, en retranscrivant notamment des messages reçus « depuis février », dans lesquels il est menacé de se « prendre une gifles (sic) » lorsqu’ils se croiseront aux Francofolies et autres civilités.

« Moi, pas bagarreur, on me menace, j’me protège. C’est pas comme s’il marchait tout seul. De base, il a une plus grosse équipe que moi. En plus, il fait carte blanche, il ramène toute la terre. J’suis sensé faire quoi, me cacher dans le tourbus ? Espérer qu’on les croise surtout pas ? », écrit Vald.

« Lever le pied sur le harcèlement »

L’auteur de V raconte ensuite qu’il était « dans les loges à côté de l’entrée de scène » en train de manger des huîtres, et que Booba a « eu trop peur qu’on lui saute dessus vu que dans l’après-midi, il traitait mes copains d’esclaves et de *egros de location ». Selon lui, si son confrère est monté sur scène avec du retard, c’est uniquement de son fait.

« C’est lui qui ne voulait plus approcher le festival si on ne quittait pas les loges. Il insulte les gens quand il est bien sûr de ne pas les croiser, il ouvre son cul sur scène quand y a 50 CRS derrière lui, quelle vie de gangster. Tu menaces le V en te disant c’est léger, finalement c’est toi qui te caches toute la journée à l’hôtel et qui appelles les CRS pour monter sur scène », affirme Vald, qui conclue par un conseil à celui qui vient de se faire fermer son compte Instagram sur décision de justice pour harcèlement envers Magali Berdah : « Peace mec, et essaie de lever le pied sur le harcèlement, même à toi ça va te faire du bien ».

Booba, de son côté, a affirmé au Parisien avoir demandé un dédommagement suite aux débordements.

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