Bourvil : cette somme dérisoire touchée par ses fils pour les droits de ses films

Interviewé par Le Parisien, le fils aîné de Bourvil a dévoilé la somme qu’il touche annuellement, avec son frère, grâce au travail de son père.

Bourvil fait partie des acteurs emblématiques du septième art français. Celui qui était également chanteur est décédé le 23 septembre 1970 à l’âge précoce de 53 ans, mais reste encore très présent dans la mémoire des cinéphiles. La personnalité emblématique du film La grande vadrouille fait d’ailleurs l’objet d’une exposition intitulée Le Cinéma de Bourvil, qui se déroule à Lille pour les 50 ans de sa mort. L’occasion pour Le Parisien d’interviewer le premier fils du comédien, ce samedi 26 septembre 2020.

Dominique Raimbourg, avocat et politique de profession, est revenu sur son enfance avec son père, qui était un vrai "bourreau de travail". Il se souvient de l’homme "d’un naturel extrêmement gai" qu’il était. "Un rien l’amusait : il avait la particularité de voir le comique derrière le tragique et inversement", explique le fils de Jeanne Lefrique. Financièrement, l’acolyte de Louis de Funès à l’écran était "à l’abri du besoin", grâce aux nombreux rôles qu’il a accepté de jouer. Toutefois, il aurait certainement pu gagner plus d’argent s’il l’avait voulu, comme l’assure subtilement le frère de Philippe : "À l’époque, il ne négociait pas de droits sur les entrées en salles. Surtout, il n’a produit qu’un seul film et cela a été un échec alors il a refusé d’en produire d’autres".

Des droits de chansons qui ne rapportent pas grand-chose

Désormais les enfants d’André Raimbourg de son vrai nom touchent aujourd’hui "entre 4.000 et 8.000 euros par an" grâce à l’œuvre de leur père, essentiellement des "droits de chansons". "Mais je ne pleure pas du tout sur mon sort !", conclut le fils aîné de Bourvil âgé de 70 ans, qui a été député, président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, mais aussi Conseiller municipal.

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