Brigitte Bardot jugée pour injures raciales : cette grosse amende qu’elle risque de payer

Jeudi 7 octobre 2021, Brigitte Bardot était jugée pour injures raciales devant le tribunal de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), après des propos tenus en 2019 au sujet des Réunionnais. Une amende de 25.000 € a été requise par le parquet contre l’actrice.

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Brigitte Bardot face à la justice. Jeudi 7 octobre 2021, l’actrice était jugée devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour injures raciales. La comédienne – qui ne manque jamais de s’en prendre à la politique menée par Emmanuel Macron – avait qualifié les Réunionnais de « population dégénérée«  en 2019. La procureure Bérengère Prudhomme, citée par l’AFP, a souligné la gravité de ces propos : « Une injure raciale est quelque chose d’inadmissible, quel que soit son contexte, d’autant plus venant de quelqu’un qui utilise sa notoriété pour faire passer une cause », a-t-elle déploré.

De son côté, maître Catherine Moissonnier, l’avocate de Brigitte Bardot qui a déjà été condamnée à cinq reprises pour incitation à la haine raciale, a tenté de justifier les propos de sa cliente, très investie pour la protection des animaux, en estimant que « la détresse animale est une réalité à La Réunion ». À titre d’information, Brigitte Bardot était absente de cette audience. Il en est de même pour son attaché de presse Bruno Jacquelin. Il était jugé dans cette même affaire de complicité d’injures publiques après avoir transmis aux médias la lettre ouverte de Brigitte Bardot, dans laquelle elle s’en prenait aux Réunionnais. Une missive destinée à la base au préfet de l’île.

Des « gènes de sauvages »

Jeudi 7 octobre 2021, le parquet, après plusieurs réquisitoires, a requis une amende de 25.000€ contre Brigitte Bardot. Son attaché de presse Bruno Jacquelin encourt 5.000€ d’amende. Le jugement, en délibéré, sera rendu le 4 novembre 2021. Pour rappel, dans une lettre adressée au préfet de la Réunion, elle s’était emportée au sujet des habitants du département, qu’elle considérait comme une « population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches » et d’« autochtones [qui] ont gardé leurs gènes de sauvages ». Des propos qui avaient fortement choqué les Réunionnais.

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