« Ça m’a coupé le souffle » : l’homme frappé par Alexandre Benalla témoigne

Ce vendredi, à la barre du tribunal correctionnel de Paris, Alexandre Benalla a réfuté les violences volontaires dont il est accusé. Mais les deux jeunes gens qu’il a appréhendés en marge d’un cortège de la fête du Travail le 1er mai 2018, maintiennent leurs accusations.

Depuis le début de son procès, Alexandre Benalla conteste les accusations qui sont portées contre lui. Ce vendredi, il a été confronté au jeune couple qu’il a appréhendé en marge d’un cortège du 1er mai 2018. L’ancien chargé de mission d’Emmanuel Macron affirme qu’il n’y a pas de violences volontaires, mais parle d’une « participation mesurée » à « l’interpellation de jeunes qui lancent des projectiles sur les policiers » et affirme avoir exercé son « devoir de citoyen ». Mais face à lui, Georgios Delikaris a maintenu ses accusations.

Alors qu’il se trouvait sur la place de la Contrescarpe dans le 5e arrondissement de Paris, le jeune homme a été frappé au visage et au thorax. « Ça m’a coupé le souffle (…) J’ai commencé à vomir et j’ai eu peur », confie-t-il devant le tribunal.

Alexandre Benalla a ensuite été confronté aux vidéos de la scène. 4 vidéos, toutes prises sous différents angles. Elles montrent les interventions musclées de l’homme en civil, portant un casque de maintien de l’ordre. Le juge interroge Alexandre Benalla : « C’est quoi, ça, comme technique ? » Le prévenu répond : « Je l’agrippe par le coude gauche et je le retiens au niveau du menton ». Le magistrat constate alors : « Si on ne connaît pas, on peut croire à un étranglement ». Mais l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron se défend : « C’est juste une clé de contrôle », avant de préciser : « Car monsieur était très nerveux et alcoolisé ».

« Je fais 110 kilos. Si j’avais voulu le frapper, il y aurait eu des traces »

Des déclarations qui exaspèrent « le couple de la Contrescarpe ». Puis le juge reprend : « Et là, vous faites quoi ? », demande-t-il à Alexandre Benalla. « Je suis déséquilibré, j’essaie de l’enjamber pour ne pas lui faire mal mais ce n’est pas très réussi. Je peux mimer. » Et d’ajouter : « Je fais 110 kilos. Si j’avais voulu frapper, il y aurait eu des traces, plus que quelques égratignures constatées quatre mois après. »

Alexandre Benalla est jugé aux côtés Vincent Craze, ex-employé d’En Marche, notamment pour violences volontaires en réunion. L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron risque la prison ferme. Verdict le 1er octobre prochain.

Crédits photos : Agence / Bestimage

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