Catherine Laborde : se suicider avec son mari est "une hypothèse"

Interrogés par Konbini sur la maladie à corps de Lewy, Catherine Laborde et son compagnon Thomas Stern se sont confiés sur leur combat au quotidien contre la démence dont souffre l’ancienne animatrice et qui les pousse à avoir de terribles idées.

  • Catherine Laborde
  • Thomas Stern

Après s’être confiée à Audrey Crespo-Mara dans Sept à Huit et à Anne-Elizabeth Lemoine dans C à vous sur le mal dont elle souffre, Catherine Laborde fait des révélations bouleversantes auprès de Konbini. Accompagnée de son mari Thomas Stern, celle qui a fait la pluie et le beau temps sur TF1 revient sur la maladie de Parkinson et de la démence à corps de Lewy dont elle est atteinte. Devenu son “aidant”, son compagnon raconte les difficultés de la voir souffrir au quotidien : “Il y a des moments où elle part en vrille et des moments où elle est complètement lucide. Ce qui est à la fois une chance et un calvaire supplémentaire pour elle. Elle est dans la lucidité de son mal”.

Si au début “ça a été extrêmement dur de m’accoutumer à l’idée que quelque part, il fallait que je renonce à un certain nombre de droits de fuite” il fallait “être présent”, “être là et tenir la position”. “Je suis devenu aidant, je n’ai pas fait ma valise, je ne suis pas parti en courant“, ajoute-t-il sous le regard attentif de celle avec qui il signe le livre Amour malade (aux éditions Plon). “On est là par amour et il y a des vents contraires qui soufflent sans arrêt”, raconte Thomas Stern qui a du mal à imaginer une vie sans sa compagne. “La question de savoir ce que je deviendrais si elle n’est plus là, ça m’empêche de dormir toutes les nuits”, révèle-t-il.

“Ce sont des choses douloureuses que de partir à deux”

À tel point que le couple envisage un scénario dramatique : le suicide à deux. Ainsi, le mari de Catherine Laborde y songe “de manière assez abstraite en fait, c’est une hypothèse d’école. Pour l’instant“. Ce à quoi, l’auteure répond : “Ce sont des choses douloureuses que de partir à deux. Je pense que quelqu’un qui a de l’amour pour vous, il doit pouvoir souhaiter qu’il partira seul ou je partirai seule. Je pense qu’on peut encore se faire ce cadeau de partir ensemble”. Alors que son partenaire de toujours la corrige : “Ensemble ou séparément”, elle se corrige : “Oui, il faut dire aussi que j’ai souvent l’esprit à l’envers, donc peut-être que j’ai dit quelque chose en croyant dire autre chose, c’est ça ?”. “Je pensais que tu voulais dire plutôt le cadeau de partir séparément”, tente de comprendre Thomas Stern. “Oui, c’est ça que je voulais dire”, a-t-elle conclu avec le sourire.

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