« Ce n’est pas une menace ! » : Marlène Schiappa défend Gérald Darmanin bec et ongles

Invitée des Grandes Gueules sur RMC ce mardi 1er juin, la ministre Marlène Schiappa a soutenu énergiquement Gérald Darmanin, après la polémique qui opposait le ministre de l’Intérieur à Audrey Pulvar sur les forces de l’ordre.

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  1. Marlène Schiappa


  2. Gérald Darmanin

Loyale et combative, Marlène Schiappa a défendu vivement Gérald Darmanin ce mardi 1er juin au micro des Grandes Gueules, sur RMC. Elle est revenue à cette occasion sur la polémique entre le ministre de l’Intérieur et Audrey Pulvar, et a défendu celui qui est, après tout, son supérieur au gouvernement. La tête de liste de gauche en Île-de-France avait critiqué la manifestation des policiers devant l’Assemblée Nationale le 19 mai, à laquelle Gérald Darmanin avait assisté, une image assez glaçante“, selon elle. Le ministre avait annoncé déposer plainte pour diffamation contre la candidate, avant de se rétracter devant l’ampleur de la controverse. Pour la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Gérald Darmanin est “dans son rôle quand il défend les forces de l’ordre“. Olivier Truchot, journaliste des Grandes Gueules, suggère alors que “menacer une adversaire politique, c’est quand même limite non ?” Réponse de Marlène Schiappa : “Ce n’est pas une menace“. Elle le martèle à plusieurs reprises.

Alors je suis pas du tout d’accord avec les termes que vous utilisez. C’est pas une question de menace. Qui menace qui dans cette affaire ?” va-t-elle jusqu’à asséner. La candidate aux élections régionales à Paris refuse même de prendre en compte la notion de “libre expression“, ou le contexte de la campagne électorale dans lequel se déroule la polémique, mise en avant par le journaliste : “La campagne politique, elle n’autorise pas tout.

[email protected] : "@GDarmanin n'a pas menacé @AudreyPulvar. Le ministre de l'Intérieur est dans son rôle de défendre les forces de l'ordre. Je le dis très clairement : il y a un discours ambigu des listes de gauche sur les questions d'islam politique." #GGRMC pic.twitter.com/WmId6fqlVX

“Quand on dit ‘la police est raciste’… Où sont les menaces ?”

Car pour Marlène Schiappa, l’important est de soutenir les forces de l’ordre, celles qui manifestaient le 19 mai. “Vous vous rendez compte qu’il a fallu des semaines de débat pour que l’une des candidates de gauche dise : ‘Finalement je suis pas si anti-police que ça. Finalement ok, je veux bien soutenir les forces de l’ordre.‘ ?” Et l’ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes de retourner l’accusation de menaces : “Pardon, mais l’intimidation, elle est sur les forces de l’ordre à l’heure actuelle. L’intimidation, c’est quand vous avez des vidéos et des propos répétés qui mettent en cause les forces de l’ordre. Quand on dit ‘la police assassine’, quand on dit ‘la police est raciste’... Où sont les menaces ?

Et quand son interlocuteur lui rappelle qu’Audrey Pulvar avait seulement déclaré qu’elle trouvait l’image de la manifestation “glaçante“, Marlène Schiappa avoue faire référence à des propos antérieurs de l’ancienne journaliste : “Je vous parle d’autres moments, de vidéos qui sont ressorties pendant les périodes de campagne, au cours desquelles il était tenu ce type de propos. Alors on nous dit la vidéo est tronquée, (…) c’est cela qu’on dénonce, c’est cette ambiguïté, et c’est ce discours qui varie en fonction des interlocuteurs. Il y a un discours ambigu de la part de l’ensemble des listes de gauche sur les questions notamment d’islamisme radical.

Crédits photos : Capture d’écran RMC Story

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