Cédric Jubillar en prison : « Il a le même traitement que les terroristes », dénonce son avocate

Interviewée par BFMTV, mardi 16 novembre, l’avocate de Cédric Jubillar a déploré les conditions de détention auxquelles son client est soumis depuis le mois de juillet dernier.

Voilà déjà bientôt un an que Delphine Jubillar est portée disparue. Principal suspect dans cette affaire, même s’il continue de clamer son innocence, son mari Cédric est en prison. Ce mardi 16 novembre, ses deux avocats ont respectivement accordé des interviews à BFMTV. Maître Emmanuelle Franck a notamment évoqué des conditions de détention « extrêmement difficiles » pour son client. Elle a ensuite affirmé que l’époux de l’infirmière se montre « combattif », malgré les circonstances.

Pour rappel, Cédric Jubillar est toujours placé à l’isolement, au sein de la prison de Seysses, en Haute-Garonne et ce, depuis plusieurs mois. Ce qui signifie que depuis juillet dernier, il n’a pas pu voir ses enfants. « Il n’a eu absolument aucun parloir. C’est-à-dire que les seuls contacts qu’il a avec l’extérieur, ce sont ses avocats », a expliqué Maître Emmanuelle Franck à l’antenne. Même chose du côté des contacts téléphoniques, qui ne lui sont pas autorisés. « Il est enfermé 23 heures sur 24 dans une cellule de 9m² », a-t-elle précisé, en ajoutant que son client a le droit de sortir une heure par jour dans « une cour cerclée de barbelé et qui fait 10 mètres² ». Avec regret, l’avocate de Cédric Jubillar a assuré qu’il a « le même traitement que des terroristes, notamment [liés à] l’affaire du Bataclan ».

L'avocate de Cédric Jubillar estime que son client "a le même traitement que des terroristes" pic.twitter.com/xF6ugXEInh

L'avocat de Cédric Jubillar estime que "l'accusation est incapable d'apporter de nouveaux éléments" pic.twitter.com/geJzQZ3zap

Des délais d’audience « totalement déraisonnables »

Maître Alexandre Martin, qui représente également l’époux de l’infirmière disparue, a quant à lui déploré le manque de nouveaux éléments apportés dans l’enquête et pouvant incriminer son client. « Nous sommes toujours dans l’attente du retour de l’expertise de cette couette, qui devient l’Arlésienne de ce dossier… », a développé l’avocat, pointant du doigt ce fameux morceau de tissu dans lequel Delphine Jubillar dormait et que son époux aurait lavée le soir du drame. Pour lui, la justice doit appliquer la règle de « la présomption d’innocence ». « Il n’a pas encore été entendu sur les faits. Ce sont des délais qui sont totalement déraisonnables et insupportables pour un homme qui vit une détention extrêmement difficile », a-t-il développé au micro de BFMTV.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Capture Facebook

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