Christian Estrosi : cette raison pour laquelle il ne se lancera « jamais » dans la course à l’Élysée

Invité de l’émission “Face aux territoires” ce jeudi 9 septembre, Christian Estrosi a affirmé et réaffirmé qu’il ne se présenterait “jamais” à la présidence de la République.

Il n’y pense pas en se rasant. Ou alors, il n’y pense plus. Sur le plateau de l’émission “Face aux territoires”, diffusée ce jeudi 9 septembre sur TV5 Monde, Christian Estrosi a avancé qu’il ne se porterait jamais” candidat à l’élection présidentielle. C’est la première question qui est posée au maire de Nice, mais il est catégorique : “Jamais !”, répond-il. Tout en reconnaissant que si ce n’est pas une question qu’il se pose désormais, ce n’a pas toujours été le cas : “Mais je ne vous cache pas qu’il y a quelques années, ça m’a effleuré.” admet-il.

D’ailleurs, je l’ai été, jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy revienne, et ne s’engage dans les primaires, et j’ai choisi de le soutenir, par loyauté, par fidélité., rappelle ce proche de l’ancien Président. Plusieurs raisons semblent éloigner l’ancien champion de moto de la course suprême en politique. Tout d’abord, son attachement à sa ville de Nice, et surtout depuis les attentats qui ont touché la ville en plein cœur, le 14 juillet 2016, comme il le détaille : “Il y a eu d’abord le fait que j’exerce la présidence de la région en 2015. Je suis toujours vice-président délégué, aux côtés de Renaud Muselier, j’ai passé le relais, pourquoi ? Parce qu’il y a eu un 14 juillet 2016, avec une tragédie dans ma ville, et ce jour-là, j’ai compris que c’est là qu’on avait besoin de moi.

Christian Estrosi en parle sans fausse pudeur, il a vécu cet épisode avec les habitants de Nice. Et ce choc partagé a été comme un révélateur pour cet édile qui achevait alors son premier mandat. “L‘engagement public ne doit pas être guidé par les egos“, dit-il avoir compris alors, même s’il reconnaît que son “parcours” pourrait l’amener à se présenter à une primaire. Mais pour lui, le pouvoir est véritablement dans les territoires, et pas à Paris : “Et puis j’ai compris aussi, après avoir partagé cette résilience avec les victimes, avec les Niçois, construit cette grande métropole économique, écologique et sécuritaire, que la force des territoires était tellement plus importante. On a tellement plus de leviers d’actions.

“Jamais, en 5 ans de présidence de la République, vous ne partagez ça”

Il cite ainsi une de ses récentes actions : avoir réussi à faire entrer “Nice et sa métropole au patrimoine universel mondial” de l’Unesco. Ce qu’il n’aurait jamais pu accomplir, depuis l’Élysée, croit-il savoir. “Et bien, lorsque vous réussissez ça, en cinq ans de présidence de la République, jamais vous ne pouvez partager avec vos administrés, un tel bonheur, une telle passion, un tel enthousiasme.

Il le répète, assurément et fermement : “Non, je ne le serai jamais, pour des raisons qui m’appartiennent. Qui sont liées aussi au fait que (…) aujourd’hui je suis mon propre ministre aux affaires internationales, de la culture, du sport, du développement économique, de l’aménagement du territoire, du numérique. Vous vous rendez compte, c’est passionnant.” En tant que maire, Christian Estrosi considère donc qu’il possède une marge de manœuvre et un pouvoir inaccessible aux plus hautes fonctions de l’État. Mais il ajoute une raison plus personnelle, qui ne semble pas être des moindre : “Et puis j’ai une famille. Et la famille, c’est aussi un poids, une force, auquel il faut consacrer le temps nécessaire. Ce père de trois filles, dont une fillette de quatre ans, Bianca, ne veut pas abandonner les siens, qu’ils soient des Estrosi, ou des Niçois.

Crédits photos : Bruno Bebert / Bestimage

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