Christophe et sa fille : "Il faut accepter de ne pas être aimé"

Dans un ouvrage très personnel rédigé avant sa mort, Christophe se confie sur sa relation compliquée avec sa fille, Lucie. Des confidences intimes dévoilées par Paris-Match, ce jeudi 1er avril.

Entre Christophe et sa fille, Lucie, les relations n’ont pas été simples, bien au contraire. Emporté par une maladie pulmonaire aggravée par le Covid-19, Christophe s’est confié avant sa mort sur son rôle de père, dans un ouvrage très personnel dont Paris-Match a publié des extraits ce jeudi 1er avril. À travers ses mémoires, Vivre la nuit, rêver le jour (éditions Denoël, en librairies le 7 avril), l’interprète des Mots bleus retrace son histoire compliquée avec sa fille, née de sa longue relation avec son épouse, Véronique Bevilacqua. Avec une franchise désarmante, le chanteur décrit son passé de papa absent, qui a manqué tant de moments en famille. “La chose dont je suis le plus fier est d’aimer ma fille, alors qu’elle ne m’aime pas, écrit-il. Ma fille, elle est comme moi, pas douée à l’école mais elle a des dons artistiques.”

Au fil de son enquête, Paris-Match dévoile les coulisses de la famille Bevilacqua, dont les parents Véronique et Christophe (Daniel de son vrai nom) se sont séparés après près de 30 ans de mariage. Une vie de famille “normale”, où Lucie tente de trouver sa voie dans la photographie et la mode, pendant que son père la gâte avec “des billets de 500 francs, pour qu’elle aille acheter je ne sais quoi”, se souvient sa mère, Véronique. Une relation “pas au top”, évoque de son côté son père, malgré une époque heureuse où l’artiste emmenait sa fille faire “des virées en bagnole” ou découvrir les plateaux de télé. “Ma fille Lucie, elle ne me connait pas, parce que je n’ai pas pu lui transmettre mon héritage, ce que je suis”, estime-t-il, à l’âge de 74 ans, dans un livre qu’il n’a pas eu le temps de publier de son vivant. Et d’ajouter, sans détour : “Il faut accepter de ne pas être aimé”.

Un héritage source de tensions

À sa mort, Christophe a laissé derrière lui un héritage conséquent, composé de jukebox, de guitares, de figurines ou encore d’œuvres d’art. Une collection de souvenirs que son épouse – il n’ont jamais divorcé malgré leur séparation – a vendue aux enchères en novembre dernier. Véronique Bevilacqua est d’ailleurs la seule à gérer cet héritage, sa fille ne souhaitant pas s’en mêler. “Entre elle et son père, il y avait un amour réel mais aussi des rancœurs tenaces, explique-t-elle à Paris-Match. J’aimerais qu’elle s’occupe de son héritage musical, il y a quelques bribes dans l’ordinateur de Christophe. Elle a un sens artistique digne de celui de son père mais je pense que ça ne se réalisera pas, à ma grande déception.” Même après les années, Lucie garde “une vraie colère en elle”, conclut sa maman, qui publiera prochainement son propre livre pour raconter son histoire.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

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