Covid-19 : une étude rassurante sur la dangerosité du variant Omicron dévoilée

Les résultats d’une étude publiée sur le site de Santé publique France vendredi 7 janvier 2022 donnent des données rassurantes sur la virulence du variant Omicron. Des chiffres à nuancer malgré tout.

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Dans son point épidémiologique du 6 janvier 2022, publié sur son site le lendemain, l’agence Santé publique France dévoile les résultats d’une étude qui suggèrent que le variant Omicron serait moins virulent que Delta. Les analyses ont été menées sur 338 cas confirmés Omicron en métropole et en Outre-mer, dont l’âge médian est de 32 ans, « investigués à l’aide d’un recueil standardisé de données » au 4 janvier 2022 à 12h.

Cinq d’entre eux ont été hospitalisés, et aucun n’a été placé en réanimation. Parmi ces patients âgés de 26 à 71 ans, trois n’étaient pas vaccinés, dont deux présentaient des facteurs de risque. Un de ces patients non-vaccinés rapportait « une précédente infection« . Un autre de ces cinq cas hospitalisés était primo-vacciné, avec une dose de rappel. Des chiffres qui restent à nuancer, d’après Santé publique France : « Ce faible taux d’hospitalisations est à mettre en perspective avec la faible proportion de personnes à risque parmi les cas investigués. De même, une sous-estimation est possible du fait que les cas soient investigués parfois peu de temps après le début des symptômes (médiane de neuf jours).« 

L’effet de la troisième dose de vaccin

Cette étude démontre l’utilité d’une troisième dose de vaccin contre le Covid-19, s’il l’on en croit l’organisme d’Etat. « 67% de cas (175/261) avaient reçu une primo-vaccination complète et 5% (12/261) avaient reçu une dose de rappel. L’efficacité du rappel contre l’infection par Omicron peut expliquer la faible proportion des cas investigués l’ayant reçu.« 

Ces chiffres, qualifiés de « résultats préliminaires« , sont à « interpréter avec prudence«  et « devront être [confirmés] sur la base de données consolidées et comparés aux caractéristiques des infections par d’autres variants en circulation« , conclut Santé publique France. « Le schéma d’enquête mis en place ne permet pas un suivi longitudinal du devenir des patients et certaines données sont encore en cours de recueil« , expliquent-ils. Avant d’analyser : « Ils suggèrent toutefois une moindre sévérité de l’infection par le variant Omicron, ce qui est cohérent avec les analyses publiées par d’autres pays.« 

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