Emmanuel Macron giflé : ce que conteste son agresseur dans sa condamnation

Lundi 21 juin 2021, Damien T. a fait appel d’une partie de sa condamnation. Si le gifleur d’Emmanuel Macron ne remet pas en cause sa peine de prison, il conteste en revanche les interdictions imposées par la justice.

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Un geste qui a provoqué la stupeur générale. Mardi 8 juin 2021, alors qu’il s’était approché de la foule pour serrer quelques mains – lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage, dans la Drôme – Emmanuel Macron a reçu une gifle en plein visage. Une altercation filmée, qui a fait le tour des réseaux sociaux et la Une des médias, suscitant de nombreuses réactions outrées de la part de personnalités politiques de tous bords. Immédiatement interpellé et placé en garde à vue, son agresseur, Damien T., a été jugé en comparution immédiate moins de 48 heures plus tard. Jeudi 10 juin, devant le tribunal judiciaire de Valence, l’homme de 28 ans a livré une défense ahurissante, évoquant notamment un acte de “chevalerie”… A la fois proche des Gilets Jaunes et de la mouvance d’extrême droite, il expliquait d’être “senti investi par le peuple français” pour contester le pouvoir en place.

Le verdict était finalement tombé en fin d’après-midi. Reconnu coupable de “violences sans incapacité sur personne dépositaire de l’autorité publique”, Damien T. a été condamné à dix-huit mois de prison, dont quatre ferme, avec une probation de deux ans et mandat de dépôt, ce qui signifie qu’il a été incarcéré dès la fin de l’audience.

Damien T. fait appel de ses peines complémentaires

Lundi 21 juin 2021, comme l’a révélé la station locale de France Bleu Drôme Ardèche, le gifleur du Président a décidé de faire appel d’une partie de sa condamnation. S’il ne remet pas en cause sa peine de prison, Damien T. conteste en revanche les trois sanctions complémentaires décidées par la justice : l’interdiction définitive d’exercer des fonctions publiques, l’interdiction de détenir une arme pendant cinq ans, et enfin l’interdiction des droits civiques civils et familiaux pour trois ans. Dans la foulée, pour contrecarrer l’action du prévenu, le parquet de la Drôme a donc fait un appel incident sur les mêmes éléments. Damien T. sera donc rejugé pour sa gifle à Emmanuel Macron dans les prochaines semaines, devant la cour d’appel de Grenoble. La date précise de cette seconde audience n’a pas encore été fixée.

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