Emmanuel Macron giflé : prévenu de la dangerosité du bain de foule, le président s’y est rendu malgré tout

Ce mardi 8 juin, le président de la République Emmanuel Macron s’est vu infliger une gifle par un homme présent lors de sa rencontre avec des habitants de la Drôme. BFM TV a révélé le lendemain, que le président avait été averti par les services de sécurité de la dangerosité de ce bain de foule juste avant l’agression. Mais qu’il serait passé outre ces recommandations.

Emmanuel Macron

La gifle reçue par Emmanuel Macron à Tain-l’Hermitage ce mardi 8 juin restera dans les annales de l’histoire de la République. D’une part car c’est la première fois qu’une agression physique est commise à l’encontre de la personne d’Emmanuel Macron, mais d’autre part car c’est un geste fort qui a secoué l’ensemble de la classe politique, quelle que soit sa couleur. L’ancien président François Hollande s’est indigné face au “coup insupportable et intolérable à nos institutions”. “Face à ce geste inqualifiable, toute la Nation doit être solidaire du chef de l’Etat”, a-t-il plaidé. Emmanuel Macron a quant à lui tenu à dédramatiser les faits. “Tout va bien. Il faut relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé”, a-t-il confié dans un entretien accordé au Dauphiné Libéré. Une ligne observée par Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, sur Europe 1 ce mercredi 9 juin. La gifle infligée à Emmanuel Macron est un acte “grave”, mais qui n’est “pas représentatif” des Français ou même de la “colère” d’une partie d’entre eux, a estimé le porte-parole.

La sécurité présidentielle en question

Cependant, cette atteinte physique au chef de l’Etat pose la cruciale question de sa sécurité. BFM TV a dévoilé qu’un membre du service de sécurité avait prévenu Emmanuel Macron de la dangerosité du bain de foule quelques instants avant la gifle. “Selon nos informations, le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) considérait que la zone où l’agression a eu lieu n’était pas suffisamment sécurisée pour un bain de foule, bien que cette zone n’était pas en soi considérée comme dangereuse”, informe BFM TV en ce mercredi 9 juin.

Toujours selon BFM TV, un membre du service de sécurité venait de déconseiller à Emmanuel Macron d’aller vers ces barrières, qui n’avaient pas eu le temps d’être bien installées pour accueillir ce bain de foule. Ce type de mise en garde se produit fréquemment mais la décision revient in fine au président de la République, qui peut choisir d’aller où il le souhaite. “On peut donner des conseils, on peut aménager les choses, mais c’est toujours le politique qui décide de faire ce qu’il veut au moment où il le veut”, a expliqué un officier de sécurité. Emmanuel Macron est donc allé en connaissance de cause à la rencontre de son destin !

Source: Lire L’Article Complet