Emmanuel Macron voit rouge : ce “changement de braquet” après le premier tour des législatives

Au coude-à-coude avec l’union de la gauche aux législatives, les cadres du camp d’Emmanuel Macron ont peiné à se positionner sur les consignes de vote au second tour, en cas de duel RN-Nupes. Un cafouillage qui n’aurait pas plu au chef de l’État, selon Politico.

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  1. Emmanuel Macron

Ce dimanche 12 juin, le premier tour des législatives a placé la majorité sortante et l’alliance des gauches au coude-à-coude. Dans certaines circonscriptions, les candidats du parti présidentiel (Ensemble) ont été sèchement éliminés, laissant le champ libre à des duels entre le Rassemblement national et la Nupes au second tour le 19 juin. La soirée électorale a été marquée par un cafouillage dans le camp d’Emmanuel Macron, suscitant l’embarras et la confusion au sein de la Macronie. La République en marche a d’abord fait savoir qu’elle ne donnerait pas de consigne de vote nationale, mais déciderait « au cas par cas », estimant que « certains candidats de la Nupes sont extrêmes ». Une position périlleuse qui a poussé le chef de l’État à « changer de braquet », selon Politico.

D’après nos confrères, Emmanuel Macron est intervenu « en personne » pour rectifier le tir. Dans la soirée de dimanche et le lendemain, plusieurs cadres de la majorité sortante se sont empressés de déminer le terrain pour appeler à faire barrage contre le Rassemblement national. « Face à l’extrême droite, nous soutiendrons toujours les candidats qui respectent les valeurs républicaines (…). Notre ligne : ne jamais donner une voix à l’extrême droite », a réagi Élisabeth Borne dans un tweet. La veille, la Première ministre qualifiée au second tour dans sa circonscription avait alerté sur « une confusion inédite entre les extrêmes », renvoyant dos à dos la Nupes et le RN.

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Les scores des ministres scrutés de près

Pour l’heure, l’équilibre des résultats est quasiment parfait entre la Nupes (25,66 %) et la majorité sortante (25,75 %). D’après Politico, les deux camps s’opposeront dans 272 circonscriptions, contre 59 duels entre la gauche et le Rassemblement national. Les scores réalisés par les membres du gouvernement ont été particulièrement scrutés, ceux-ci étant contraints de démissionner en cas de défaite. Tous les candidats de l’équipe gouvernementale ont été qualifiés pour le second tour, bien que certains ministres seront en ballotage défavorable dimanche prochain.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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