En vidéo, la danse "non essentielle" d'une ballerine à travers les rayons d'un supermarché

Vêtue d’un tutu noir portant l’inscription «je suis non essentielle», Amandine Aguilar, professeure de danse et chorégraphe du Sud-Est de la France, conteste la gestion du confinement en dansant dans les rayons d’un supermarché de Marignane.

«Je ne remets pas en cause le confinement. Je mets le doigt, seulement sur l’absurdité de la gestion de celui-ci.» Excédée par les nouvelles restrictions annoncées le 29 octobre par le premier ministre Jean Castex, une professeur de danse de Sausset-les-Pins (Bouches-du-Rhône) a décidé de passer à l’action. Dans une vidéo de 4 minutes 30, Amandine Aguilar dénonce l’injustice des mesures concernant les professionnels de la culture en dansant dans les rayons d’un supermarché de Marignane.

“Je suis non essentielle”

Pointes aux pieds et vêtue d’un tutu noir portant l’inscription «je suis non essentielle», la ballerine se dirige d’abord vers les rayons considérés comme «non essentiels» par le gouvernement. Enchaînant sauts et pirouettes, elle danse entre les clients interloqués et partage quelques pas de danse avec certains qui l’accompagnent dans sa démarche. Danseuse et chorégraphe diplômée d’État, elle pointe en particulier l’incohérence des mesures concernant le maintien des activités périscolaires alors que dans le même temps, les activités extra-scolaires sont interdites. «Directrice d’une association artistique, j’ai subi deux fermetures administratives. Je ne vois pas le bout du tunnel. Je suis une artiste en dépression et confinée», écrit-elle dans le message qui accompagne la vidéo.

“Notre métier apporte du bonheur”

Interviewée par France 3 Régions, elle explique : «Mon mari est prof et le périscolaire accueille plus d’élèves que nous, en extra-scolaire, c’est quand même une décision illogique.» Depuis, la professeur de danse tente de faire face en partageant des cours filmés sur sa page Facebook. «Pour moi, danser et apprendre à danser aux enfants, c’est ma vie. M’interdire de le faire, c’est m’enlever une partie de moi-même. Et notre métier apporte du bonheur et rend la vie plus belle. Ce n’est pas essentiel de donner du bonheur aux gens ?»

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