Eric Zemmour « a tiré deux balles mortelles » : Emmanuel Macron commence à s’inquiéter…

Face à la montée d’Eric Zemmour dans les sondages, alors même qu’il n’est pas officiellement candidat, Emmanuel Macron se prépare à l’affrontement, dans la plus grande discrétion.

La tension est palpable dans le monde politique, à l’approche des élections présidentielles. À l’Élysée, Emmanuel Macron passe d’ores et déjà à l’offensive avant même d’avoir annoncé s’il était candidat, développe Paris Match qui décrypte l’actualité politique dans sa rubrique Jeudy Politique, ce 14 octobre. Dans l’ombre, le président observe ses concurrents et se prépare à contrer les coups. Dans sa ligne de mire, le visage d’Eric Zemmour se dessine. Si le polémiste reste discret quant à sa possible candidature, Emmanuel Macron et ses complices se méfient et l’inquiétude grandit.

Les yeux tournés vers les sondages, la majorité constate avec anxiété la montée d’Eric Zemmour. Dans l’entourage du président de la République, la possibilité que le polémiste atteigne le second tour, s’il se présente, se dresse peu à peu comme une réalité, comme le note l’un d’entre eux : « Il a tiré deux balles mortelles. La première quand il a dit que Marine Le Pen est nulle. La seconde en se revendiquant du RPR ce qui met les LR sur la défensive. » Discret jusqu’alors sur la possible arrivée de l’auteur de La France n’a pas dit son dernier mot (Rubempre) dans la sphère politique, Emmanuel Macron se pose en anti-Zemmour sans le citer directement. À l’image du 40e anniversaire de l’abolition de la peine de mort où il met en garde « ces voix qui ressortent des tréfonds de l’Histoire », faisant référence à celui qui se déclare partisan de la France d’antan.

Le Pen – Zemmour, une possible collaboration pour contrer la majorité ?

Habitué de la scène médiatique, Eric Zemmour semble voler la vedette à Marine Le Pen, une raison de plus pour les autres partis politiques de s’inquiéter. « Marine Le Pen n’a ni récit, ni imaginaire contrairement à Zemmour. Cela lui permet aujourd’hui de siphonner une partie des électeurs du Rassemblement national. Demain, la partie la plus populaire de la droite peut se dire que voter Zemmour c’est chic« , détaille un macroniste. Si la candidate du Rassemblement national a toujours espoir d’atteindre l’Élysée, la montée d’Eric Zemmour dans les sondages qui l’a talonne de près, pourrait la pousser à s’associer avec son possible concurrent. « Nous serons amenés à faire le rassemblement à un moment ou un autre », a-t-elle affirmé ce 14 octobre sur RTL.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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