Eric Zemmour : ces révélations sur l’espionnage dont il a récemment été victime

Après le scandale Wikileaks, c’est au tour du projet Pegasus d’ébranler le monde du journaliste. Dimanche 18 juillet 2021, un vaste réseau d’espionnage a été dévoilé par Le consortium Forbidden Stories et Amnesty International. Parmi les victimes françaises, on retrouve notamment l’éditorialiste Eric Zemmour.

  • Laurent Ruquier
  • Eric Zemmour

L’affaire est un véritable scandale 2.0 à l’ampleur mondiale. Dimanche 18 juillet 2021, le consortium Forbidden Stories et Amnesty International qui rassemble 17 médias internationaux (dont Le Monde et France Info) a révélé l’existence d’un vaste réseau d’espionnage à travers le monde. Au total, près de 50.000 personnalités auraient eu leurs numéros de téléphone touchés par le logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO. Cette dernière aurait pour client le Mexique, l’Inde, le Maroc, l’Indonésie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, le Togo, le Rwanda et la Hongrie.

Parmi les victimes de ce mouchard, mille seraient françaises dont Dominique Simonnot, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), des journalistes français travaillant pour Le Monde, la cellule d’investigation de Radio France, France 2, France 24, de RFI, L’Humanité ou encore Edwy Plenel, le fondateur de Médiapart, et sa collaboratrice Lenaïg Bredoux. Polémiste sur CNews, éditorialiste au Figaro et potentiel futur candidat pour 2022 selon les rumeurs, Eric Zemmour a lui – aussi – été espionné. Si ce dernier n’a pour l’heure pas encore réagi au scandal, Edwy Plenel a lancé auprès sur Franceinfo à l’annonce de l’affaire : “Les autorités de notre pays ne peuvent pas rester indifférentes”.

Eric Zemmour espionné à cause son opposition de principe à l’immigration ?

Selon lui, sa surveillance serait due aux recherches de Mediapart sur le Maroc. “Ce pays utilise notre travail sur les violences sexistes et sexuelles comme une sorte de cheval de Troie”, a-t-il expliqué tout en déplorant l’utilisation du logiciel par “des Etats voyous” qui s’en servent “de manière très vaste contre la presse indépendante”. Avant d’ajouter : On ne peut pas laisser un pays étranger, une puissance étrangère, espionner des citoyens français sans que l’autorité publique de notre pays réagisse”. Quant à la surveillance d’Eric Zemmour, le magazine Valeurs actuelles estime qu’il n’y a “pas d’explication claire pour l’heure, sinon peut-être son opposition de principe à l’immigration, y compris maghrébine et a fortiori marocaine, ou ses potentielles ambitions politiques“.

Comme l’a rappelé Edwy Plenel, cette affaire n’est pas sans rappeler la mise en garde d’Edward Snowden. En 2013, l’ancien informaticien américain de la CIA et la NSA a dévoilé au monde entier des actions d’espionnages menées par les États-Unis dans les colonnes du Guardian et Washington Post. À l’aide de programmes comme PRISM ou XKeyscore, le pays collectait des renseignements sur des particuliers que des entreprises ou des Etats. Il avait mis en garde sur ce que permettait cette part d’ombre du digital ou du numérique. Aujourd’hui, on assiste à la privatisation au service d’Etats voyous. Il y a l’Azerbaïdjan. Au Mexique, des journalistes ont été assassinés. Donc il y a là une question fondamentale”, a rappelé le journaliste français auprès de Franceinfo.

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