Éric Zemmour “déçu” : il brise le silence après son échec à la présidentielle

Après un long silence, Éric Zemmour revient sur ses défaites, à l’élection présidentielle d’abord, puis aux élections législatives. L’ancien polémiste a adressé un courrier à ses militants dévoilé par Le Figaro ce mardi 19 juillet. Il y évoque notamment sa déception et ses « erreurs ».

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas… Après ses échecs au premier tour de l’élection présidentielle où il n’a recueilli que 7,07% des voix le 10 avril et au premier tour des élections législatives le 12 juin, avec 23,19% des suffrages, Éric Zemmour reconnaît être « déçu » de ces scores en deçà de ses espérances dans une lettre adressée aux 130 000 militants de Reconquête !, relayée par Le Figaro ce mardi 19 juillet. Après une longue phase de discrétion, il lui « semblait important (…) de livrer une partie de [son] analyse et de [ses] impressions », et « bien sûr » de « parler de la suite ». « Il y a à peine un an, j’hésitais encore à être candidat à l’élection présidentielle. Depuis, que de chemin parcouru, que de coups reçus mais aussi que de moments de joie », débute-t-il. Une « année d’audace et de tumulte » lors de laquelle il a « beaucoup appris », notamment de la défaite. « Comme vous, j’ai pu être déçu par nos résultats », admet-il dans le courrier.

À qui la faute ? Selon lui, à la guerre en Ukraine. « Alors que nous étions parvenus à bousculer les horloges, à imposer notre rythme, mais aussi nos thèmes, la guerre en Ukraine est venue geler le temps politique« , analyse avec regret Éric Zemmour. « Le vote utile, anthropophage électoral, s’est ensuite imposé », poursuit l’ancien polémiste. Préférant voir le verre à moitié plein, il souligne que son jeune parti a « mieux résisté » que « d’anciens partis de gouvernement comme LR et le PS ». En effet, Valérie Pécresse et Anne Hidalgo ne sont pas parvenues à franchir la barre symbolique des 5%. « On peut gloser sur nos erreurs – et j’en assume ma part. J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais nous avons surtout été victimes d’une forme d’inertie, de choix de ce ‘qu’on connaît déjà’, qu’au fond le débat de l’entre-deux tours est venu parfaitement illustrer », tranche le compagnon de Sarah Knafo, sa très proche conseillère.

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« Il y a encore beaucoup à faire »

Concernant les élections législatives, celui qui a échoué à se faire élire député écrit que « l’effet mécanique des institutions ne nous a pas permis de jouer le rôle » qu’ils méritaient, selon lui. Malgré son échec, Éric Zemmour persiste et signe : « Ai-je bien fait d’être candidat ? (…) Ma candidature a-t-elle été utile ? Vraiment, oui, je le crois », assure l’ancien chroniqueur d’On n’est pas couché. Dans sa lettre, il continue avec ses thèmes de prédilection : la question civilisationnelle « essentielle » à ses yeux et le « remplacement » des peuples. « Peut-être avons nous eu tort face à un scrutin, mais nous aurons raison face à l’histoire », écrit-il. Le début du nouveau chapitre d’un combat visiblement loin d’être terminé. Tel un tribun tentant de remonter le moral des troupes peut-être refroidies par les défaites, l’ancien journaliste écrit : « Nos idées, nos combats, ont désormais une maison. Nous en avons posé les fondations, il y a encore beaucoup à faire pour continuer à inventer ensemble. » « Reconquête ! ne doit pas être un parti de plus, mais un plus pour les Français », poursuit Éric Zemmour. Une formule qui a déjà tout d’un slogan pour un parti qui va devoir essayer d‘exister sans être représenté à l’Assemblée.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Norbert Scanella / Panoramic / Bestimage

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