« Faut qu’il dise oui ou merde » : François Baroin poussé du plongeoir

François Baroin ne se lancera pas dans la course à la présidentielle. La réponse du maire de Troyes commençait sérieusement à se faire attendre par Les Républicains (LR).

La course à l’Élysée, très peu pour lui. François Baroin aurait fait savoir à ses proches qu’il ne participera pas à l’élection présidentielle de 2022, bien que de nombreux électeurs et personnalités de droite attendaient sa candidature avec impatience. Le maire de Troyes “ne s’inscrira pas dans la compétition électorale qui s’ouvre à droite et dans l’élection présidentielle “, a confié son entourage à L’Opinion, ce mercredi 7 juillet. Il faut dire que la réponse du président de l’Association des maires de France (AMF) commençait sérieusement à se faire attendre… Lors d’un conseil stratégique qui s’est tenu le 28 juin dernier, Bruno Retailleau avait fermement fait comprendre à François Baroin qu’il devait se positionner : “Si t’y vas, tout le monde s’arrête”, lançait-il.

Selon les informations du Parisien, qui rapporte la conversation, François Baroin avait alors répondu : “À l’automne, je vous ai dit ce qu’il en était. Je n’ai pas changé. Mais si ça change, je vous tiendrai informé”. Une réponse qui avait recueilli “quelques moues dubitatives”, apprend-on, ce jeudi 8 juillet. Un cadre LR avait notamment fait part de son agacement au journal : “Faut qu’il dise oui ou merde. Selon ce qu’il fait, une autre organisation se met en place.” Visiblement, François Baroin a choisi la deuxième option.

La droite s’englue

Pendant plusieurs mois, le maire de Troyes a entretenu le mystère sur son éventuelle candidature à la présidentielle de 2022, alors qu’une partie de la droite voyait en lui un réel sauveur pour le parti englué. “En politique, c’est comme en amour. On ne dit jamais toujours, et on ne dit jamais jamais”, avait déclaré Christian Jacob, président des Républicains et ami intime de l’époux de Michèle Laroque, auprès de L’Express en février dernier. Cinq mois plus tard, la décision de François Baroin est bel est bien prise.

Ce mardi 6 juillet, Christian Jacob a justement appelé les candidats potentiels à une primaire à “se mettre d’accord” entre eux, estimant qu’il “ne peut pas y avoir deux candidats de la droite et du centre”. “Je pense que rien n’est plus fort que l’union, et qu’aucun système ne vaut l’union et le rassemblement. Donc je demande aux uns et aux autres d’avoir le sens des responsabilités et de faire en sorte d’être capable de se rassembler”, a-t-il ajouté. Pour l’heure, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez se hissent comme ténors, eux qui ont largement été réélus à la tête de leurs régions respectives.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Michael Baucher / Panoramic / Bestimage

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