François Bayrou n’a pas abandonné : « S’ils croient que je suis mort, ils se trompent »

S’il a été très affecté par la mort de Marielle de Sarnez en janvier dernier, députée avec laquelle il formait un “tandem”, François Bayrou n’a pas abandonné la politique pour autant. Plutôt que de baisser les bras, l’élu centriste s’est remis activement au travail, comme l’a rapporté Le Monde ce mardi 23 février.

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  1. François Bayrou

  2. Marielle de Sarnez

C’est désormais seul qu’il mène la bataille. Le 13 janvier dernier, Marielle de Sarnez rendait son dernier souffle à l’âge de 69 ans, des suites d’une leucémie foudroyante. Une disparition tragique qui a profondément affecté François Bayrou, avec lequel la députée de Paris avait noué une relation amicale : “Voici le jour en trop. Marielle, si talentueuse et si courageuse, Marielle de Sarnez vient de partir. Notre chagrin est immense”, avait tweeté le président du MoDem le jour de son décès. Ce dernier s’était également montré très ému le jour de ses obsèques, puis durant l’hommage qui lui a été rendu par Jean Castex à l’Assemblée Nationale. S’il a perdu son “alter égale” comme l’a souligné Le Monde dans un papier paru ce mardi 22 février, François Bayrou a décidé de ne pas se laisser aller et de continuer le travail qui avait été commencé : “S’ils croient que je suis mort, ils se trompent”, aurait-il glissé à un proche, selon des propos rapportés par nos confrères.

S’il ne lâche plus Emmanuel Macron d’une semelle, c’est parce qu’il attend du président qu’il respecte ses promesses de campagne sur la proportionnelle. Comme le rappelait Le Monde en décembre dernier, François Bayrou plaide “pour une initiative commune des forces politiques intéressées, majorité ou opposition, sans exclusive” afin d’introduire “un scrutin proportionnel départemental à un seul tour”, avec un seuil fixé à 5% des suffrages exprimés. Début février, Patrick Mignola, le président du groupe MoDem à l’Assemblée Nationale, a déposé une proposition de loi, afin d’introduire ce nouveau scrutin aux prochaines élections législatives.

Si l’intéressé se définit comme “un allié”, son comportement en agace certains au sein de la majorité : “Ses prises de position disruptives répondent parfois à des visées électoralistes, ce qui a tendance à irriter, a réagi le patron des sénateurs LREM, François Patriat. Et un autre conseiller de nuancer : Il veut montrer à ses troupes qu’il est capable de diriger sans Sarnez et d’obtenir des victoires.”

“Il faut continuer à porter les combats”

Dans le camp de François Bayrou, on pense surtout que l’élu centriste porte ce combat comme un devoir de mémoire. “François se sent l’exécuteur testamentaire d’un message politique qui a toujours été le sien et celui de Marielle. Il estime qu’on lui doit cette fidélité”, résume le député MoDem des Hauts-de-Seine Jean-Louis Bourlanges auprès du Monde. C’est en effet ce message qu’a porté le maire de Pau, lorsqu’il s’est adressé à ses troupes, lors d’une réunion de groupe, le 19 janvier dernier : “Je ne veux pas que Marielle devienne un mausolée. On va travailler comme si elle était là. Il faut continuer à porter les combats.S’il a perdu “une part de lui” depuis le décès de Marielle de Sarnez, François Bayrou veut montrer qu’il n’a rien perdu de sa détermination : “Ça oblige à être d’autant plus entreprenant, combatif et à l’attaque. J’ai un goût de vivre absolument irrésistible en moi”, assure le principal intéressé. Emmanuel Macron est prévenu…

Crédits photos : Agence / Bestimage

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