François Hollande et Anne Hidalgo : ces retrouvailles qui s’annoncent tendues

D’abord très critique envers la candidature d’Anne Hidalgo à la présidentielle de 2022, François Hollande s’apprête à l’accompagner lors d’un déplacement en Corrèze, ce samedi 6 novembre. Des retrouvailles pour le moins délicates.

Ce sont les retrouvailles politiques les plus attendues de cette semaine. Ce samedi 6 novembre, François Hollande accompagnera la maire de Paris en Corrèze pour ainsi afficher un Parti socialiste plus que jamais soudé. Mais le rendez-vous s’annonce électrique. En effet, l’ancien chef de l’État n’a pas mâché ses mots concernant Anne Hidalgo, depuis l’annonce de sa candidature à la présidentielle de 2022. L’ex-époux de Valérie Trierweiler a même été particulièrement tranchant sur ses débuts de campagne. L’apparition publique des deux socialistes en Nouvelle-Aquitaine sera d’autant plus surveillée.

Mais pourquoi la Corrèze ? Selon un lieutenant de la maire de Paris interrogé au micro de RTL ce vendredi 5 novembre, il s’agit plus précisément de la « terre présidentielle ». Avant elle, François Hollande et Jacques Chirac avaient fait le même déplacement durant leur campagne, avant de remporter la présidentielle. Pour Anne Hidalgo, il est important de s’afficher en compagnie de l’ancien locataire de l’Élysée. « C’est le dernier président socialiste vivant, le dernier qui nous a fait gagner », a confié un proche de la maire de Paris. Ayant également été président du conseil général de la Corrèze, son expérience sur le terrain peut être un bon soutien pour la candidate à la présidentielle.

Une alliance après la tempête

« Il est l’exemple parfait de celui qui commence à 3% et devient président« , a glissé un cadre du Parti socialiste au micro de RTL. François Hollande devrait donc être un précieux allié pour Anne Hidalgo. Mettant alors de côté toutes les critiques dites contre l’un et l’autre. Le 20 octobre dernier, l’ancien Président dévoilait son nouvel ouvrage intitulé Affronter. L’ex-maire de Tulle ne s’est pas empêché de blâmer la gauche en traitant les candidatures à la présidentielle de « lilliputiennes ». Des propos pas très bien digérés par la maire de Paris, qui aurait rapidement demandé un entretien avec ce dernier, d’après nos confrères du Figaro. Les deux socialistes semblent désormais avoir enterré la hache de guerre.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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