« Giscard Premier ministre » : la boulette de Johnny Hallyday

Le monde politique pleure aussi Johnny Hallyday. À l’approche du troisième anniversaire de sa mort, Jean-Pierre Raffarin est revenu sur une gaffe du Taulier dans les colonnes de L’Obs.

Le 5 décembre prochain, cela fera déjà trois ans que Johnny Hallyday a rendu son dernier souffle. Mais dans le cœur de ses fans, le rockeur reste éternel. À l’approche de l’anniversaire de sa mort, nos confrères de L’Obs ont interrogé Jean-Pierre Raffarin, l’ancien Premier ministre, et Adrien Quatennens, le député de la France insoumise. Rien ne rassemble ces personnalités politiques, si ce n’est l’amour qu’ils portent au Taulier. Alors, les deux hommes étaient invités à répondre à la question : Johnny, est-il de droite ou de gauche ? Si leurs opinions divergent, ils s’accordent sur un point : l’idole des jeunes manquait de pertinence en politique.

À l’inverse d’Adrien Quatennens, Jean-Pierre Raffarin, né de la même génération que son idole, se targue de l’avoir côtoyé. Quand il plonge dans ses souvenirs, son “côté animalier” et “une communication non-verbale très forte le frappe. S’il se souvient de lui comme une personne “extraordinairement sensible”, celui qui ne veut “pas faire de mal à Johnny” assure que “ce n’est pas quelqu’un qui argumente”. Alors s’il était “pertinent sur ces sujets politiques”, l’ancien Premier ministre “ne le croit pas”. Pour illustrer ses propos, l’homme politique a raconté le jour où Johnny Hallyday avait apporté son soutien à Giscard d’Estaing à l’élection présidentielle, en 1974. “Je suis heureux de soutenir M.Giscard d’Estaing, qui sera le meilleur… Premier ministre”, aurait affirmé l’artiste. Une gaffe dont se moque gentiment l’ancien sénateur de la Vienne : “’Premier ministre’ pour une élection présidentielle… On voit bien que ce n’est pas son quotidien

La fin d’un engagement politique

Celui qui a toujours assumé “sa sensibilité de droitesoutenait également Jacques Chirac. En mars 1988, à un mois du premier tour de la présidentielle, l’artiste allumait le feu devant une centaine de milliers de militants lors d’un meeting géant du candidat du RPR à Vincennes. “On a tous quelque chose en nous de Jacques Chirac”, chantait-il. Des années plus tard, Nicolas Sarkozy recevait également son soutien avant de le décevoir en 2014. L’époux de Laeticia Hallyday ne croyait plus en sa politique qui ne proposait “rien de nouveau”, comme le relatait LCI quelques jours après sa disparition. “C’est quelqu’un que j’aime beaucoup personnellement, mais je ne crois pas en la politique d’aujourd’hui”, aurait-il déclaré au sujet de l’ancien président de la République.

Article réalisé avec l’agence 6 Médias

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