Guy Georges : qui est Solange Doumic, qui a bouleversé son procès ?

Ce jeudi 14 octobre, Chérie 25 propose de revoir l’affaire SK1, fiction inspirée de la terrible affaire Guy Georges. Depuis quelques semaines, Netflix propose Les Femmes et l’Assassin, documentaire juste et poignant sur l’affaire, sous le prisme des femmes qui l’ont vécue de près. Aux côtés des témoignages, le film de Patricia Tourancheau et Mona Achache permet notamment de revivre ces 15 secondes déterminantes qui ont fait basculer le procès.

Guy Georges, tueur de l’Est parisien, était condamné il y a 20 ans. Cette terrible affaire a été plus d’une fois traitée à l’écran comme avec la fiction L’affaire SK1, diffusée ce jeudi 14 octobre sur Chérie 25. Mais aussi plus récemment dans un documentaire signé par la journaliste Patricia Tourancheau et la réalisatrice Mona Achache, qui offrent à cette affaire sordide un angle inédit. Le documentaire Les Femmes et l’Assassin , disponible sur Netflix, retrace l’affaire avec le regard de femmes qui l’ont vécue de près. On se laisse ainsi entraîner par les témoignages de la journaliste Patricia Tourancheau; de Martine Monteil, directrice de la brigade criminelle; d’Anne Gautier, la mère d’une des victimes ou encore de Solange Doumic, avocate de la famille Escarfail. C’est cette dernière qui va d’ailleurs changer le cours du procès, avec 15 secondes déterminantes. L’avocate alors âgée d’une trentaine d’années va réussir à ce que Guy Georges se trahisse enfin et avoue l’intégralité des meurtres.

Une scène saisissante. La jeune avocate rejoue ce moment dans l’enceinte des assises de Paris. Ce 5e jour du procès – « on n’en peut plus de douleur », se souvient-elle –, elle veut qu’il se contredise suffisamment pour qu’il soit aussi condamné sur Pascale Escarfail. Elle a « remarqué un truc très particulier » et souhaite l’interroger absolument avant la fin de la journée. Ce truc que Solange Doumic a remarqué c’est que Guy Georges a l’air d’être ambidextre. Le tueur de l’Est parisien assure être droitier quand un expert en découpe de vêtements, lui, est venu expliquer que sur chaque scène de crime, le couteau avait été tenu par un gaucher.

« Quand vous frappez avec un couteau c’est avec la main droite? »

L’avocate se tient face à Guy Georges et lui dit l’avoir vu défiler des photos avec la main droite, et bouger le micro toujours de cette même main. Et alors qu’il assurait tout faire de la main gauche, Guy Georges semble totalement chamboulé. Il dit que c’est normal et lève son poing droit et fait alors le geste de quelqu’un qui frappe très violemment. « Quand vous frappez avec un couteau c’est avec la main droite ? il dit oui, se souvient Patricia Tourancheau. Il réalise ce qu’il vient de faire, il change totalement, il a un rictus, fini le sourire, il est furieux contre lui-même, furieux contre Solange Doumic, il la fustige du regard. »

« J’ai l’impression que toute cette violence, elle va jaillir… et peut-être sur moi »

Toutes les deux évoquent un « moment hallucinant ». Il y a un silence dans les assises après qu’il vient finalement d’avouer. Et si depuis le début du procès, il se montrait souriant, affable, presque charmant, il dévoile alors son vrai visage. « Il vient d’avouer, c’est un acte manqué. C’est plus le Guy George du début, on le voit enfin, c’est la violence, c’est le Guy George qui tue« , estime la journaliste. Même son avocate, Frédérique Pons découvre son client sous un angle nouveau et terrifiant. « C’est plus le même Guy George, j’ai l’impression d’avoir une tige de fer complètement tordue. J’ai l’impression que toute cette violence, elle va jaillir et peut-être sur moi », reconnaît-elle.

Crédits photos : Capture d’écran / Netflix

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