« Il fait du teasing » : mais à quoi joue Emmanuel Macron ?

Sa nouvelle prise de parole officielle n’est pas encore actée, mais Emmanuel Macron lâche déjà des indices sur les modalités de réouverture du pays. Difficile pour le président de se murer dans le silence, notamment face à la candeur des enfants agacés par le couvre-feu.

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  1. Emmanuel Macron

Toujours là où on ne l’attend pas. Alors qu’un troisième confinement et un couvre-feu établi à 19h sont toujours en place en France, la perspective d’un déconfinement progressif se dessine petit à petit. Pourtant, aucune date de prise de parole officielle d’Emmanuel Macron n’a encore été actée. Si un Conseil de défense sanitaire se déroulera ce mercredi 28 avril pour étudier les modalités de réouverture du pays, le président a bien du mal à tenir sa langue, lançant des informations au compte-gouttes lors de ses sorties officielles. Ce lundi 26 avril, lors d’une visite dans une école primaire de Melun à l’occasion de la rentrée des classes de primaire, il n’a pas pu s’empêcher de rassurer une petit fille, qui l’interrogeait sur le couvre-feu qu’elle a qualifié d'”un peu énervant“.

On va essayer de le décaler un peu, car 19 heures, c’est tôt”, a répondu le chef d’Etat. Une information qu’il n’avait jusque-là pas dévoilé aux Français. “Il fait du teasing“, a ironisé un de ses proches selon des propos rapportés par Le Parisien. En marge du même déplacement en Seine-et-Marne, Emmanuel Macron s’est également exprimé lors d’un bain de foule sur la possible réouverture des restaurants. Des informations là encore jamais dévoilées auparavant. “Je pense qu’on ne peut pas rouvrir les restaurants, disons fin-mai ou en juin, dans des départements où ça circule encore beaucoup“, a-t-il notamment confié.

Le loup solitaire

Si ses conseillers s’arrachent les cheveux, Emmanuel Macron a toujours fonctionné en loup solitaire. Hanté par les morts du Covid-19, critiqué par ses pairs, le président a choisi une ligne de conduite claire : rester maître de la situation, quoiqu’il arrive. “Pour l’heure, rien n’est consolidé, mais il a déjà besoin de montrer qu’il est le coordinateur de la réouverture“, a expliqué un conseiller de l’exécutif au Parisien. Une attitude qui lui vaut bon nombre de remontrances. “On n’est pas condamnés à l’extrême droite, pas plus que nous ne sommes résignés à cinq ans de plus avec Emmanuel Macron avec ce que cela signifie de pouvoir solitaire, de déni de l’urgence écologique ou d’inégalités sociales“, a tranché l’eurodéputé Yannick Jadot dans les colonnes du quotidien.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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