“Il faut tenir ses promesses” : l’appel d’Andréa Bescond et Flavie Flament à Emmanuel Macron

Invitée dans Quotidien le lundi 25 janvier 2021, Flavie Flament et Andréa Bescond ont rappelé à Emmanuel Macron “ses promesses” et ses “convictions personnelles” sur la protection des mineurs victimes de viol.

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Lundi 25 janvier 2021, Yann Barthès a reçu dans Quotidien Flavie Flament et Andréa Bescond pour évoquer la loi Billon visant à créer un nouveau crime sexuel afin de protéger les moins de 13 ans. Une avancée qui n’est pas suffisante selon les deux femmes, victimes de viol quand elles étaient mineures. Après “deux ans” d’un combattant “épuisant” pour faire passer le délai de prescription de vingt à trente ans, l’animatrice et la comédienne souhaitent la fin de la prescription, mais aussi “l’introduction de l’amnésie traumatique dans la loi”.

“On a déjà obtenu trente ans, ce qui est le maximum de la prescription aujourd’hui. Il y a encore, évidemment, beaucoup à faire”, a ajouté celle qui a longtemps partagé sa vie avec Benjamin Castaldi. Déplorant que les viols commis sur mineurs de moins de quinze ans, treize et quinze” soient qualifiés “d’atteintes sexuelles” en plus d’être “traités par une correctionnelle”, l’autrice des Chatouilles est exaspérée de savoir que “les agresseurs écopent de sursis” quand les plaintes déposées ne sont pas classées sans suite. “C’est très peu cher payer, et surtout, les victimes ne sont pas accompagnées, ne sont pas entendues par la justice. On est seul ! Et ça, il faut que ça change !”, a-t-elle martelé.

Flavie Flament rappelle à Emmanuel Macron ses “convictions personnelles”

Avant d’ajouter : “On ne peut pas attendre ! C’est urgent, on le sait. Et ça, il faut le faire. C’est une vraie volonté politique, surtout qu’il y a toute une opinion politique qui est en train de se lever !” Flavie Flament a alors rappelé : “Ça faisait partie des engagements du gouvernement. On était à l’Élysée, en 2017 et on savait que c’était la grande cause du quinquennat“. La comédienne a souligné qu’Emmanuel Macron “s’est engagé en novembre 2017 à instaurer un seuil de non-consentement fixé à quinze ans pour protéger les mineurs”. Avec un brin d’ironie, Flavie Flament précise : “En parlant de conviction personnelle”. Désormais, les deux femmes invitent le président de la République à aller au bout de son engagement : “Il faut tenir ses promesses”.

“Quand on parle de consentement, on parle d’égalité. Comment peut-on se dire, aujourd’hui en France, qu’un enfant de 13 ans peut consentir à un rapport sexuel avec un adulte ?!”

Flavie Flament et @AndreaBescond dans #Quotidien ⬇️ pic.twitter.com/MdTkVqtaQ3

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