INTERVIEW : Arnaud et Louise, finalistes de Top Chef : « On va faire ça main dans la main »

Après dix-huit semaines de compétition, l’heure de la grande finale de Top Chef a sonné. Avant de s’affronter, ce mercredi 15 juin, Arnaud Delvenne et Louise Bourrat sont revenus sur cette aventure hors du commun pour Gala.fr.

A propos de


  1. Louise Bourrat


  2. Arnaud Delvenne

Qui remportera la treizième saison de Top Chef ce mercredi 15 juin ? Après dix-huit semaines de compétition marquées par des rencontres, des émotions et des plats toujours plus savoureuses, Arnaud Delvenne et Louise Bourrat vont s’affronter en finale. Avec leur cuisine raffinée et leur créativité débordante, les membres la brigade de Glenn Viel et d’Hélène Darroze ont su s’imposer comme des candidats redoutables au fil des épreuves. Avant d’enfiler leur tablier blanc et de se mettre derrière les fourneaux, les deux candidats ont accepté de répondre aux questions de Gala.fr. De leurs parcours dans les cuisines du célèbre concours culinaire à leurs ambitions, Arnaud Delvenne et Louise Bourrat se sont livrés à cœur ouvert. Rencontre.

Gala.fr : Quel est votre état d’esprit pour cette finale ?

Louise Bourrat : Pas trop stressée pour l’instant. On va faire ça main dans la main. Que ce soit l’un ou l’autre qui gagne, nous serons finalement tous les deux gagnants.

Arnaud Delvenne : Je suis plutôt relax, je ne suis plus du tout dans l’optique d’un concours. Au final, ça veut dire quoi « gagner » ? C’est juste une perception. C’est ce qu’on laissera comme empreinte sur les autres qui est le plus important. J’ai participé à un super concours. J’ai rencontré des gens exceptionnels. Et j’ai porté des belles valeurs que je pense avoir transmises aux gens. Si j’ai pu faire évoluer les choses, c’est très bien.

Gala.fr : Imaginiez-vous aller aussi loin ?

Louise Bourrat : J’ai vécu l’aventure au jour le jour. J’ai toujours été surprise d’être encore là. Mon comportement a peut-être plus évolué lors des quarts. C’est devenu beaucoup plus sérieux mais toujours avec beaucoup de camaraderie.

Arnaud Delvenne : Pas du tout ! Je pensais faire deux-trois émissions, faire le con et rentrer chez moi. C’était plus pour le jeu. (il rit)

Gala.fr : Vous attendiez-vous à être face l’un de l’autre pour cette finale ?

Louise Bourrat : Ça s’est rapidement dessiné comme ça. Dès les quarts de finale, je me suis doutée que je serai face à Arnaud.

Arnaud Delvenne : C’est vrai ! À partir des quarts, nous étions tellement côte à côte que je me doutais que cette finale se profilerait vers un face-à-face avec Louise.

Gala.fr : Si vous pouviez lui emprunter un de ses points forts, lequel serait-il ?

Louise Bourrat : Sa confiance et maîtrise. Il a déjà eu l’habitude de travailler pour de nombreux restaurants, d’envoyer des banquets et de gérer des grosses équipes. Il est beaucoup plus expérimenté que moi dans ces domaines. Il appréhende toujours les choses avec sérénité, maîtrise et organisation.

Arnaud Delvenne : Sa part de féminité, sa folie dans les assiettes et ses goûts.

« Le retour à la réalité est très compliqué »

Gala.fr : Dans cette ultime étape, quels conseils vous ont donné vos chefs de brigade ?

Louise Bourrat : D’être bien préparée et d’être vraiment calée dans les gestes techniques pour pouvoir faire un vrai boulot de chef tout en accompagnant notre équipe.

Arnaud Delvenne : De se reposer et de se préparer un minimum.

Gala.fr : Qu’avez-vous appris de cette expérience Top Chef ?

Louise Bourrat : J’ai appris à me faire un peu plus confiance.

Arnaud Delvenne : J’ai appris à m’écouter et à écouter les autres. Avant, je n’écoutais personne.

Gala.fr : Quel a été votre meilleur/pire souvenir ?

Louise Bourrat : La boîte noire était vraiment génialissime mais la guerre des restos reste mon meilleur souvenir. C’était hyper dur mais quand ça s’est arrêté, j’aurais voulu faire la même épreuve le lendemain. Le pire des souvenirs reste l’épreuve de la meringue imposée par le chef Pierre Gagnaire. Ça m’a saoulé en fait. Je ne comprenais pas le physique.

Arnaud Delvenne : La première épreuve a été pour moi le pire souvenir. Le résultat n’était vraiment pas très joli. Pour mon plus bau souvenir, je dirai la boîte noire. C’était drôle et génial. Je suis quelqu’un de très précieux et j’ai quand même dû manger dans la même assiette que Louise avec mes mains.

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Gala.fr : Comment se passe le retour à la réalité après 18 semaines de compétition ?

Louise Bourrat : J’étais très heureuse de rentrer chez moi. Cependant, j’ai eu une espèce de blues quelques semaines après le concours. C’était difficile d’être de nouveau projeter dans mon restaurant avec la mise en place, les problèmes, les fournisseurs et les factures après avoir vécu une expérience aussi folle. J’ai eu l’impression que le TGV pris en pleine figure n’a jamais existé.

Arnaud Delvenne : Le retour à la réalité a été très compliqué Je suis rentrée à Liège en décembre. Je suis resté trois jours et je suis retourné à Paris. Pendant deux semaines, je n’arrivais pas à me remettre dans le boulot. Beaucoup de choses avaient changé pendant les semaines d’absence. Il a fallu que je me pose les bonnes questions sur mon avenir. En rentrant au mois de janvier, j’ai démissionné de mon boulot et j’ai ouvert mon propre restaurant. Je suis vraiment heureux de cette proximité avec les clients et avec mon équipe.

« La compétition de Top Chef est très dure physiquement et mentalement »

Gala.fr : Si vous pouviez changer une chose dans votre participation, quelle serait-elle ?

Louise Bourrat : J’aurais aimé avancer avec ma brigade un peu plus longtemps. J’aurais aimé que Wilfried et Thibaut restent avec moi un peu plus longtemps. On n’a pas fait beaucoup d’épreuves ensemble. Ça m’aurait peut-être mis moins de pression sur les épaules aussi (elle rit). J’étais un peu seule contre tous.

Arnaud Delvenne : Je ne changerai rien. Par rapport au nombre d’inscrits, je m’estime très chanceux d’avoir pu participer à Top Chef. J’ai tout aimé.

Gala.fr : Quels sont vos projets après la finale ?

Louise Bourrat : Être tout simplement heureuse. Avoir du temps et une vie simple. Continuer à faire fonctionner mon restaurant. Je ne veux pas me lancer dans plein de projets. Mon objectif est de rendre mes équipes et mes clients heureux.

Arnaud Delvenne : Mon objectif est de pérenniser mon restaurant et de mettre du plomb dans les godasses pour garder les pieds sur terre. Continuer d’avancer un jour à la fois. Le plus important est d’être présent pour nos proches et pour nos équipes. Il faut rester humble et honnête avec soi-même et vis-à-vis des autres. Je pense qu’il ne faut pas trop vouloir s’étendre car on ne sait pas jusqu’à quand nous pourrions jouir de cette notoriété.

Gala.fr : Justement, comment vivez-vous cette notoriété ?

Louise Bourrat : Des fois, c’est un peu démesuré. La plupart du temps, j’ai quand même envie de démanger dans une cabane au fond d’une forêt (elle rit). Des fois, j’aimerais juste me mettre au vert. Que ce soit au restaurant, dans la rue ou sur les réseaux sociaux, ça peut devenir très vite oppressant. C’est beaucoup de sollicitations. Parfois, c’est difficile à gérer car nous avons des imprévus, notre famille et notre restaurant. On n’a pas toujours la disponibilité mentale pour pouvoir échanger tout le temps avec les gens.

Arnaud Delvenne : Ça dépend des jours. Même si je suis très à l’aise avec tout ce qui entoure le monde télévisuel, il y a certains moments que je trouve plus oppressants que d’autres. Il y a peut-être une ou deux fois dans le mois pendant lesquelles je ne veux voir personne. Je me positionne en me demandant à quoi tout cela sert. Dans l’ensemble, je vais dire que c’est agréable à 98%.

Gala.fr : Est-ce que vous inciteriez d’autres cuisiniers à faire l’émission ?

Louise Bourrat : En tant que cuisinier, c’est une expérience de fou ! Par contre, il faut se préparer à passer de l’anonymat à la notoriété.

Arnaud Delvenne : Ceux qui en ressentent l’envie ou le besoin doivent le faire. Je pense qu’il faut toujours aller au bout de ses envies. Après, il faut être prêt. La compétition de Top Chef est très dure physiquement et mentalement. C’est une charge énorme car on va au bout de tout. On pousse nos efforts au maximum. Psychologiquement, ça peut être très compliqué.

Crédits photos : MARIE ETCHEGOYEN/M6

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