INTERVIEW – Christophe Beaugrand : “J’ai gardé contact avec Whitney, la mère porteuse de mon fils Valentin’”

Avant de conclure l’année en beauté avec son Grand Bêtisier du 31 décembre 2020, émission qu’il co-anime avec Karine Ferri et qui sera diffusée sur TF1, Christophe Beaugrand a accordé un entretien à Femme Actuelle. Son livre sur la GPA, son fils, son compagnon, la polémique homophobe sur les Grosses têtes, son nouvel an en Guadeloupeil se confie.

  • Christophe Beaugrand

A 43 ans, Christophe Beaugrand conclut 2020 en beauté. Malgré la crise du coronavirus, l’animateur phare de TF1 dit avoir “la chance” de terminer cette année en étant “très heureux.” Il a de quoi. Côté vie professionnelle, le journaliste n’a pas eu le temps de s’ennuyer… Entre Le Grand Bêtisier du 31 qu’il co-anime sur la Une au côté de Karine Ferri, l’émission Ninja Warrior qui revient en janvier 2021, son Brunch de l’info diffusé le week-end sur LCI, Les Grosses Têtes de Laurent Ruquier sur RTL et dont il est sociétaire, Christophe Beaugrand a de quoi faire. Ajoutez à cela l’écriture d’un livre, où le journaliste se confie comme jamais sur son combat autour de la GPA… D’ailleurs, du côté de sa vie personnelle, le jeune papa de Valentin, âgé d’un an et demi, est aussi ravi. Marié avec Ghislain Gerin, père comblé de Valentin, Christophe Beaugrand a profité du confinement pour voir son fils faire ses premiers pas. Les fêtes de fin d’années, ses émissions, ses projets et ses rêves, sa vie de famille… Il se confie sans filtre et avec le sourire (que l’on peut percevoir au bout du fil, pandémie oblige). Dernières confidences à Femme Actuelle avant la fin d’une année mouvementée.

Femme Actuelle : Comment vous sentez-vous, après ces fêtes ?
Christophe Beaugrand :
Très bien ! J’ai passé un réveillon très agréable, en petit comité avec ma famille. Nous étions 7, plus le bébé, donc nous avons dépassé d’une personne le nombre autorisé… Mais nous avons fait super attention. C’était le premier vrai Noël de mon petit garçon, Valentin ! En 2019, il n’avait qu’un mois et demi. C’était une réunion de famille très émouvante, car ses grands-parents ne l’avaient pas revu depuis 4 mois à cause du confinement.

Cela fait des années que vous travaillez pour le groupe TF1. N’avez-vous jamais été lassé ?
C.B. :
J’ai la chance de pouvoir faire des choses différentes : du divertissement sur TF1 et de l’information sur LCI. Si je ne faisais que l’un ou que l’autre, je me lasserais sans doute, mais j’ai trouvé un équilibre qui me permet de m’exprimer en fonction de ce que j’aime. J’ai beaucoup travaillé pour, mais c’est un privilège. Quand j’étais gamin, j’étais autant fan des émissions de Dechavanne que des débats. J’ai la chance de pouvoir terminer cette année en vous disant que je suis très heureux. Je sais que nous ne sommes pas très nombreux, alors c’est important de passer des pensées positives, on en a besoin.

Y a-t-il un domaine auquel vous n’avez pas encore touché et qui pourrait vous plaire ? Vous aimez beaucoup la cuisine…
C.B. :
J’adorerais animer une émission culinaire ! Et une émission de chansons, parce que j’adore la musique. Je réfléchis à de nouvelles idées, même si je suis pas mal occupé.

“Secret Story, je serais ravi d’y retourner !”

Ninja Warrior revient en janvier sur TF1. Le coronavirus a-t-il compliqué les tournages ?
C.B. :
La nouveauté, cette année, c’est cette plaque de plexiglas entre Denis [Brogniart, avec qui il co-anime l’émission, ndlr.] et moi ! (rires) On ne pouvait pas se prendre dans les bras quand on était émus, ni taper dans la main des candidats… Le tournage a eu lieu avec 6 mois de retard. Nous n’étions pas sûrs de pouvoir le faire, puis nous avons eu une fenêtre de tir en septembre. On faisait des tests Covid tous les jours, on se réunissait par Zoom pour les répétitions, on se faisait maquiller dans l’hôtel et pas dans des loges communes… Mais, grâce à la magie du montage, on ne voit pas tout cela. C’était aussi une bonne chose pour Cannes, surtout avec l’absence du Festival cette année… Cette saison est démentielle, avec 2 candidates qui vont vous faire halluciner.

Aimeriez-vous un retour de Secret Story ?
C.B. :
S’il y avait une possibilité, je serais ravi d’y retourner ! Professionnellement, je me suis éclaté pendant 3 ans et Secret Story représente l’un de mes meilleurs moments de boulot. Le problème, c’est que c’est une émission compliquée à produire et très chère. Je ne pense pas qu’elle fasse un jour son retour… Mais nous avons eu un vaccin, alors qui sait… Les miracles existent. À ma connaissance, ce n’est pas dans les tuyaux. Mais vous savez, les animateurs apprennent parfois des choses dans les journaux ! (rires)

Vous avez fait des apparitions dans des fictions de TF1. Aimeriez-vous jouer la comédie ?
C.B. :
Non, il s’agit de clins d’œil. Je laisse les gens dont c’est le métier jouer la comédie : je préfère leur poser des questions que de prendre leur boulot ! Être à nouveau un guest, pourquoi pas, par exemple dans Ici tout commence. Je suis fan et comme j’aime la cuisine, je me vois bien jouer le rôle d’un animateur qui organise une émission culinaire… Mais je n’ai pas pour ambition de devenir comédien.

Les Grosses Têtes, émission diffusée sur RTL et à laquelle vous participez, a été épinglée par l’association des journalistes LGBTI qui a comptabilisé 66 propos LGBTphobes en un mois d’écoute. Que pensez-vous de ce bilan ?
C.B. :
Cette polémique me fait de la peine. Je pense que l’on tape à côté en accusant cette émission de sexisme et de misogynie. On est dans l’autodérision permanente et tout le monde y prend pour son grade ! Pour y être de l’intérieur, je n’ai jamais senti quoi que ce soit qui s’apparente à de l’homophobie. On se trompe de combat. L’homophobie, ça existe, ça tue. Mais quand Jeanfi [Janssens] fait une blague devant moi, avec Laurent Ruquier à côté, alors que l’on est tous les 3 homosexuels, je ne pense pas que ce soit de l’homophobie. C’est aussi ça, l’esprit français : être moqueur ! Il ne faut pas perdre ça. C’est bien de dire qu’on est Charlie, mais dans ce cas, on accepte aussi l’humour et le 10e degré. Selon moi, c’est une erreur de viser les amuseurs. Il peut y avoir des blagues de mauvais goût, mais quand c’est le cas, je le dis à l’antenne. Ce n’est vraiment pas une émission qui propage la haine, au contraire.

Sur Twitter, vous avez ajouté le nom de votre mari, Ghislain Gerin. A la télévision, on vous présente toujours sous le nom “Beaugrand.” Souhaiteriez-vous l’ajouter à l’antenne, comme Karine Ferri ?
C.B. :
“Beaugrand-Gerin” est mon nouveau nom d’usage, celui que j’ai sur mon passeport. Mon nom d’animateur est toujours Christophe Beaugrand, mais j’ai effectivement ajouté le nom de mon mari sur Twitter. J’ai vu que Karine Ferri avait ajouté le nom de son mari [Gourcuff, ndlr.] pour le tirage de l’Euromillions… Nous n’en avons pas parlé avec TF1, mais je sais que cela ne poserait pas de problème. J’étais connu avant sous le nom de Beaugrand, donc je ne voyais pas l’intérêt de changer publiquement. Mais administrativement, mon nom, c’est Beaugrand-Gérin, maintenant !

“Tous mes choix se font en fonction de mon fils”

Vous écrivez un livre sur votre combat autour de la GPA. Avez-vous gardé contact avec la mère porteuse qui vous a aidé à donner naissance à Valentin ?
C.B. :
Oui ! J’ai gardé contact avec Whitney, son mari Jacob et leurs 3 filles. Nous leur avons envoyé des cadeaux pour Noël. Ils devaient venir nous voir cet été, mais avec la Covid-19, cela a été annulé. Je leur parle souvent et nous leur envoyons des photos de notre petit garçon. C’est vraiment une histoire d’amour entre 2 familles, loin des caricatures faites par des homophobes. Je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde, mais en tout cas, c’est ma situation. J’avais commencé à écrire pour moi et surtout, pour Valentin quand une maison d’édition [Plon, ndlr.] m’a contacté cet été. On m’a proposé un co-auteur mais j’ai dit “non” : c’est un livre que je veux signer et c’est une histoire tellement personnelle que je veux que chaque mot soit tiré de quelque chose que j’ai ressenti. C’est un projet que l’on fait à deux, avec Ghislain : parfois, il se souvient de moments dont je ne me souvenais plus !

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis l’arrivée de Valentin ?
C.B. :
Pas grand chose et tout en même temps. Maintenant, c’est lui le centre du monde. Je suis moins autocentré sur mon gros nombril, tous mes choix se font en fonction de lui. C’est d’ailleurs pour ne pas être éloigné que j’ai refusé de tourner la saison 3 de La Bataille des Couples. Ce n’était pas envisageable de partir. J’apprends à dire non !

Vous serez sur TF1 pour le Nouvel An avec Le Grand Bêtisier du 31, au côté de Karine Ferri. Et dans la vraie vie, qu’allez-vous faire ce soir-là ?
C.B. :
Ce sera une soirée assez calme. On sera 6 potes, en Guadeloupe, je fêterai sans doute la nouvelle année en maillot de bain ! Valentin est chez ses grands-parents. C’est la première fois que je suis séparé de lui pendant une dizaine de jours. Pour l’instant, ça va car ça ne fait que 24 heures, mais rappelez-moi dans 4 jours (rires).

Quel est votre plus beau souvenir de 2020 ?
C.B. :
Les premiers pas de mon petit garçon. Cela restera toujours gravé. D’autant plus qu’il a marché très jeune, à neuf mois et demi ! Nous avons vécu des moments intenses en dépit de cette année très difficile, mais la période de confinement nous a offert beaucoup de temps à la maison avec Valentin. C’était un mal pour un bien : on y a trouvé notre compte.

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