INTERVIEW – Vanille, fille de Julien Clerc, évoque sa collaboration avec son compagnon : « Ce partage nous a vraiment soudés »

Ce samedi 27 novembre, Vanille, la fille de Julien Clerc, fera partie des invités « surprise » de La chanson secrète sur TF1. En parallèle, la chanteuse a sorti un deuxième album, À part entière, début octobre. À l’occasion de son retour sur le devant de la scène, elle s’est confiée à Gala.fr.

Une chose est sûre, Vanille ne chôme pas en cette fin d’année. Début octobre, elle a dévoilé au public son deuxième album, intitulé À part entière, qu’elle a voulu « personnel » et « introspectif« . Avant de monter sur scène pour défendre cet opus, la fille de Julien Clerc a prévu de participer à l’émission La chanson secrète diffusée ce vendredi 27 novembre sur TF1. Pour Gala.fr, la jeune maman a accepté de se confier sur son retour musical, mais également sa nouvelle vie loin de la capitale. Rencontre.

Gala.fr : Début octobre, vous avez sorti un deuxième album, À part entière, que vous décrivez comme « personnel ». En quoi l’est-il plus que le précédent ?

Vanille : Mon premier album, enregistré au Brésil, était très inspiré de mes voyages, même s’il y avait des textes personnels. Cette fois-ci, j’ai beaucoup travaillé chez moi, sur les bords de la Dordogne, près de Bordeaux. Il est beaucoup plus introspectif. Je me suis énormément inspirée de mes lectures, mais aussi de mes émotions et de ma vie. Peut-être que j’ose plus écouter mes émotions qu’avant, parce qu’on grandit et on essaie de mieux se comprendre. C’est sans doute aussi dû à la grossesse, période durant laquelle on écoute beaucoup son corps. De tout ça, est né un album, en effet, plus personnel.

Gala.fr : Vos lectures ont aussi joué un rôle important dans la conception de cet album. Quels auteurs vous inspirent ?

Vanille : J’aime beaucoup Françoise Sagan et Marguerite Duras. Chez les auteurs contemporains, j’aime lire Gaël Faye ou Nicolas Mathieu (Prix Goncourt 2018, ndlr). Ce sont des auteurs dont on reconnaît la patte. Évidemment, j’aime les histoires, mais ce qui m’intéresse, c’est comment elles sont racontées. C’est la voix de l’écrivain qui me touche en premier, plus que le propos en lui-même. C’est vraiment ça que je recherche chez un écrivain, sa propre musique.

Gala.fr : Vous avez travaillé main dans la main avec votre compagnon, Robinho Tavares, qui évolue lui aussi dans le monde de la musique. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Vanille : Ça été quelque chose de magique. Mon compagnon étant brésilien, il était loin de chez lui et c’était très dur. Quelque part, le fait de s’abandonner dans ce travail nous a sauvés, parce que c’était vraiment un partage fort. Et ça a été assez vite. Moi j’ai écrit les chansons seule et on les a habillées à deux. On a vraiment produit le disque ensemble. Ce partage nous a vraiment soudés.

Gala.fr : Pour concevoir cet album, vous avez décidé de vous isoler en Gironde, où vous vivez aujourd’hui. Qu’est-ce qui vous plaît là-bas ?

Vanille : Déjà, il faut savoir que toute la famille du côté de ma mère (Virginie Coupérie-Eiffel, ndlr) vient de cette région. Je passe toutes mes vacances dans le coin depuis que je suis née. Je suis dans une maison avec mon fils, mais j’ai ma mère, mes tantes, mes cousines qui ne sont pas loin. On vit toutes ici, je dis ‘toutes’ parce qu’il n’y a pas beaucoup d’hommes dans ma famille (rires) ! Le fait d’être ensemble à cet endroit-là, c’est très important pour moi.

Gala.fr : Est-ce que ce déménagement a un lien avec le fait que vous soyez devenue maman récemment ?

Vanille : J’avais déjà ça en moi avant, mais c’est vrai que lorsque je suis tombée enceinte, ça a été une évidence !

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Gala.fr : Avec des parents comme les siens, on imagine que votre fils a déjà été initié à la musique ?

Vanille : Déjà quand il était dans mon ventre, j’ai continué à faire des concerts presque jusqu’à huit mois de grossesse ! Donc je pense qu’il est né avec la musique dans la tête. Il est entouré de musique tout le temps. Je ne sais pas s’il en fera, mais c’est certain que ça fera partie de lui.

Gala.fr : Qu’est-ce que la maternité a changé dans votre carrière d’artiste ?

Vanille : Pas grand chose. Pour l’instant, j’arrive bien à concilier les deux. D’autant que j’ai ma famille qui m’aide pas mal, donc j’ai la chance d’être bien entourée.

Gala.fr : Revenons à votre carrière… Vous vous êtes lancée dans la musique il y a une dizaine d’années et vous avez appris la guitare de façon autodidacte. Quel a été le déclic pour en faire votre métier ?

Vanille : Je pense que j’avais cette envie en moi depuis longtemps, mais je ne voulais pas vraiment me l’avouer. Quand j’ai commencé à apprendre la guitare, l’idée a mûri en moi. Et puis quand ça a été au tour de l’écriture, ma vie s’est vraiment éclairée. Le déclic est venu à ce moment-là, lorsque je me suis mise à chanter ce que j’écrivais… Avant, je ne me disais pas que la musique allait être du sérieux.

Gala.fr : Est-ce qu’il n’y avait pas aussi la crainte d’être toujours ramenée à votre père, Julien Clerc ?

Vanille : Je pense qu’inconsciemment, j’avais en effet cette peur. Je me disais que la place musicale était tellement bien occupée dans la famille qu’il n’y en avait sûrement pas pour moi. Mais au final, quand on veut faire quelque chose, il faut y croire jusqu’au bout. Se dire que même si les choses ne se passent aussi bien qu’on le souhaiterait, on les a faites. Aujourd’hui, je suis fière de mes deux albums et droite dans mes bottes.

Gala.fr : Il s’est d’ailleurs toujours tenu à distance de votre carrière ?

Gala.fr : Il m’a soutenue, bien sûr, mais en tant que père. Il n’a jamais appelé une maison de disques pour dire : ‘signez ma fille !’. Ça m’a aidée, parce que j’ai eu du mal à faire mon premier album, à trouver mon producteur et au final, quand les gens me ramènent à mon statut de ‘fille de’, ça ne m’atteint pas, parce que je connais mon chemin et je sais ce que j’ai fait. Aujourd’hui, je comprends pourquoi mon père a agi comme ça, c’était une manière de nous protéger.

Gala.fr : Le 16 décembre prochain, vous serez sur la scène du Nouveau Casino à Paris. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Vanille : C’est la première fois que je vais jouer l’album en entier sur scène, donc c’est hyper excitant ! Pour l’instant, je n’ai pas encore le trac, même si je pense que je l’aurai les jours d’avant… J’ai hâte de pouvoir présenter ce nouvel album sur scène. Et ensuite, la tournée s’organisera courant 2022.

Crédits photos : Sophie Koella

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