Jane Campion va-t-elle rafler l'Oscar du meilleur film avec "The Power of the Dog" ?

La cinéaste néo-zélandaise a remporté les Golden Globes de la meilleure réalisatrice et du meilleur film, ce dimanche 9 janvier, pour son long-métrage The Power of the Dog. Un palmarès qui laisse présager un sacre aux Oscars.

Phil (Benedict Cumberbatch) et George (Jesse Plemons) Burbank, deux frères que tout oppose, sont à la tête du plus gros ranch de la vallée du Montana. Un jour, Phil apprend que George a épousé en secret Rose (Kirsten Dunst), une veuve qui vient s’installer dans leur demeure avec son fils Peter (Kodi Smit-McPhee). S’ensuit une véritable guerre des nerfs, menée par Phil, qui entend réduire à néant sa belle-sœur. Tel est le scénario de The Power of the Dog, le dernier long-métrage de Jane Campion, sorti le 1er décembre 2021 sur Netflix.

Cette adaptation du roman éponyme de Thomas Savage lui a valu de remporter les deux Golden Globes les plus prestigieux, dans la catégorie meilleur réalisateur et meilleur film. La cinéaste néo-zélandaise était en compétition avec Kenneth Branagh pour Belfast, Maggie Gyllenhaal pour The Lost Daughter, Steven Spielberg pour West Side Story et Denis Villeneuve pour Dune. Elle a par ailleurs déjà remporté le Lion d’argent de la Mostra de Venise, en septembre 2021.

« L’antichambre des Oscars »

Un palmarès qui laisse présager d’un potentiel sacre aux Oscars. En témoigne l’expérience de Chloé Zhao. Cette dernière avait vu son film Nomadland, couronné en 2021 par les Golden Globes, surnommés «l’antichambre des Oscars». Par la suite, elle avait reçu l’Oscar de la meilleure réalisatrice.

Devenue, avec Chloé Zhao et Barbra Streisand (Yentl), l’une des trois seules femmes à avoir remporté le Golden Globe de la meilleure cinéaste, Jane Campion pourrait donc lui succéder dans la course aux Oscars. En 1993, la Néo-Zélandaise marquait déjà l’histoire du cinéma en devenant la première femme à recevoir la Palme d’or du Festival de Cannes pour La Leçon de piano. Elle a par ailleurs remporté l’Oscar du meilleur scénario original pour ce même film.

Masculinité toxique

Avec The Power of the Dog, Jane Campion signe un film centré «sur la masculinité toxique», comme elle le confiait récemment au Guardian. «Essayer de la comprendre et de la reconnaître, c’est la seule façon de changer cette masculinité, avait-elle expliqué au quotidien britannique. Vous ne pouvez pas simplement vous y opposer, cela reviendrait à jeter de l’huile sur le feu. Vous devez comprendre pourquoi ces hommes causent des dommages aux autres et à eux-mêmes.» Benedict Cumberbatch, qui incarne l’antihéros du western, a lui aussi été nommé aux Golden Globes, dans la catégorie meilleur acteur dans un film dramatique. Il a néanmoins perdu face à Will Smith, couronné pour son rôle dans La Méthode Williams.

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