« J’arrête tout et j’adopte des poules » : Marine Le Pen rêve déjà de sa retraite

A 53 ans, Marine Le Pen pense déjà à sa vie d’après, lorsqu’elle aura quitté la politique. Alors qu’elle mène sa campagne pour la présidentielle de 2022, la candidate du Rassemblement nationale se voit déjà profiter… d’un poulailler.

En visite au marché du Cavignac en Gironde jeudi 30 septembre, Marine Le Pen s’est promenée dans les allées, a prêté attention aux anguilles, a salivé devant l’étal de fromages pour terminer sa balade de campagne devant un éleveur de poulets. « Dans douze ans et six mois j’arrête tout et j’adopte des coqs et des poules », lance-t-elle. La candidate à la présidentielle pense déjà à la retraite. L’anecdote peut faire sourire, mais selon nos confrères de L’Express, Marine Le Pen a bien fait ses comptes. « Comprendre : après sa victoire, ses cinq premières années à l’Élysée et le septennat qu’elle aura réinstauré », peut-on lire dans l’hebdomadaire.

Si Marine Le Pen « se prépare à gagner la présidentielle » en 2022… et 2027 avant de partir à la retraite, pour l’heure, la candidate RN doit faire face à Éric Zemmour. Selon un nouveau sondage Harris Interactive pour Challenges, le non-candidat obtiendrait 17% à 18% des intentions de vote au second tour, devant la candidate RN (16% à 17%). Le polémiste, qui se voit en « candidat de la droite », séduit désormais 30% des électeurs de Marine Le Pen en 2017 et 31% de ceux de François Fillon.

Marine Le Pen joue la carte de la sérénité face à la montée d’Éric Zemmour dans les sondages

La candidate RN qui se dit « pas chamboulée » par Éric Zemmour fait mine de ne pas s’inquiéter. Devant les journalistes, elle lève les yeux au ciel, raconte nos confrères de L’Express : « J’ai beaucoup de recul sur ces sondages », assure-t-elle avant d’ajouter : « Je vais personnellement mener campagne de manière extrêmement sereine, jusqu’à ce que la situation revienne à la normale« , affirme la candidate.

Face à la radicalité d’Éric Zemmour, Marine Le Pen se pose en candidate de la raison. « Les responsables politiques ne sont pas là pour jouer avec des allumettes à côté du baril d’essence. Il faut rassurer les Français, leur montrer que nous avons des convictions, mais aussi le pouvoir de les mettre en œuvre », assure-t-elle. Une stratégie qui ne fait pas l’unanimité au sein de son camp politique selon L’Express. « D’abord, on ne prend pas en compte les préoccupations de notre électorat, parce qu’on ne peut pas nier qu’il y a une radicalisation de l’opinion », argue un cadre du parti. Malgré les critiques internes et la montée en puissance d’Éric Zemmour, Marine Le Pen tient bon. La retraite et le poulailler attendront…

Crédits photos : Agence/ Panoramic / Bestimage

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