« Je n’ai rien inventé ! » : Valérie Pécresse amusée face à Jean-Jacques Bourdin

Dans le studio de BFM TV, ce lundi 27 septembre, Valérie Pécresse a déroulé son programme en matière d’emploi en vue de la présidentielle. L’occasion pour la patronne de l’Île-de-France d’évoquer un slogan célèbre d’un ex-chef de l’État.

À l’occasion d’une interview à BFM TV, ce lundi 27 septembre, Valérie Pécresse a remis en cause le principe des 35 heures, un acquis social depuis 2000. Interrogée par Jean-Jacques Bourdin, la présidente de la région l’Île-de-France a détaillé son programme en matière d’emploi, évoquant une mesure bien précise : la renégociation en entreprise du temps de travail. « Le télétravail change absolument tout dans la manière dont nous allons travailler », a affirmé l’ancienne ministre, dont l’un des axes de campagne est de promettre une augmentation de 10% des salaires. « Cette logique de flexibilité va avec un ‘donnant-donnant’. C’est ‘travailler plus pour gagner plus’, je n’ai rien inventé ! », a-t-elle lancé, citant ainsi l’un des slogans phares de Nicolas Sarkozy, lors de sa campagne victorieuse de 2007.

Durant sa campagne pour l’Élysée, Nicolas Sarkozy avait ainsi proposé la défiscalisation des heures supplémentaires, une manière de contourner la loi des 35 heures décidée par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. L’ex-président de droite, issu de l’ex-UMP, matérialisait ainsi sa promesse avec ce slogan resté dans les mémoires. De son côté, Valérie Pécresse entend « remettre en cause la rigidité des 35 heures » en baissant les cotisations sociales liées aux retraites. « En contrepartie, il faut faire des réformes : la réforme de l’assurance chômage, avec de la dégressivité pour inciter au retour à l’emploi », a expliqué la présidente francilienne, qui veut garantir un Smic net de retraite minimum.

Valérie Pécresse (@vpecresse): "Le cœur de mon projet, c'est d'augmenter les salaires de 10%" pic.twitter.com/Km0vM4hdkM

Valérie Pécresse candidate au congrès

Durant le week-end, les adhérents Les Républicains (LR) ont tiré un trait sur l’idée d’une primaire pour privilégier le congrès à deux tours. Ce mode de désignation de leur candidat pour 2022 sera uniquement ouvert aux adhérents, en date du 4 décembre. Objectif : déterminer, parmi les postulants, qui portera le programme de la droite et du centre. Valérie Pécresse s’est portée volontaire pour se présenter face aux militants fidèles du parti. La cheffe de l’exécutif francilien doit réunir les 250 parrainages requis, sur 30 départements différents. Hostile à la primaire, son rival Xavier Bertrand ne s’est pas encore publiquement exprimé à ce sujet. Lors de l’annonce des résultats du vote ce samedi, le président des Hauts-de-France commentait sur Twitter sa présence à la Fête du haricot, à Soissons (Aisne).

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Capture d’écran BFM TV

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