"Je vais devenir le nouveau Mohamed Merah, je vais faire un carnage!" : le dérapage d'un élu de La Courneuve

Mardi 6 octobre 2020, Mohamed Bekhtaoui, élu de La Courneuve, a été jugé au tribunal de Bobigny pour outrage et apologie du terrorisme. Il avait déclaré “vouloir faire un carnage, et devenir le nouveau Mohamed Merah“.

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Mardi 6 octobre 2020, Mohamed Bekhtaoui, élu UPR dans le ville de La Courneuve en Seine-Saint-Denis, était jugé pour outrage et apologie du terrorisme au tribunal de Bobigny, comme le rapporte Le Parisien. Les faits remontent au mois d’avril. Le Président Emmanuel Macron se rend alors dans la commune de Seine-Saint-Denis. Le chef de l’Etat rend visite au centre d’action sociale (CCAS), alors que le pays est en plein confinement. Bien décidé à converser avec le successeur de François Hollande, Mohamed Bekhtaoui, élu de l’UPR (Union populaire républicaine), formation aux accents souverainiste dans cette mairie tenue par le maire communiste Gilles Poux, a alors complétement dérapé. Déjà condamné pour de nombreux vols, outrages et autres conduites sans permis, l’élu a de nouveau fait parler de lui. Placé en garde à vue pour ne pas avoir respecté le port du masque une énième fois, et avoir oublié son attestation de sortie, l’homme de 37 ans a alors “vrillé”, comme l’indique au Parisien le substitut du procureur.

Je vais faire un carnage !

Selon le rapport d’un brigadier-chef rapportant ses propos dans les pages du Parisien, Mohamed Bekhtaoui aurait alors affirmé : “Je vais devenir le nouveau Mohamed Merah. J’ai eu de la chance de le côtoyer, il m’a ouvert les yeux. Je vais faire un carnage”. Avant de lancer à de nombreuses reprises “Allahou akbar” devant le policier, persuadé que sa garde à vue est “une mascarade pour l’empêcher de réussir en politique”. Le Parisien rapporte également que l’expert psychiatre a relevé ” une fragilité psychologique”. Le substitut du procureur a réclamé six mois de prison aménageables. Relaxé pour l’apologie du terrorisme, Mohamed Bekhtaoui a en revanche été condamné à 140 heures du travail d’intérêt général concernant les outrages.

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