Jean-Jacques Goldman : qui était sa mère Ruth, morte en 2008 ?

Il est difficile d’être plus discret que Jean-Jacques Goldman concernant sa famille ou ses racines. Au détour d’une interview, il a pourtant évoqué sa mère Ruth, disparue en 2008.

Il est très rare qu’il sorte du bois. Une fois n’est pas coutume, Jean-Jacques Goldman s’est pourtant exprimé face à des lycéens à l’occasion de la réalisation – au bénéfice de la Croix-Rouge – d’un livre scolaire sur la crise sanitaire, comme le révèle Le Parisien. Le quotidien explique qu’au fil d’une interview réalisée par des élèves montpelliéraines, Jean-Jacques Goldman évoque sa mère Ruth, « qui avait été confinée pendant quatre ans pendant la Seconde Guerre mondiale. »

Retour en arrière. Au début des années 30, la même Ruth Ambrunn quitte avec sa famille l’Allemagne alors qu’Hitler accède au pouvoir et persécute les juifs. Ils s’installent en France et y résident pendant l’Occupation, certainement la période de « confinement » à laquelle fait référence Jean-Jacques Goldman dans cette interview. En 1949, elle rencontre Alter Goldman de 13 ans son ainé, avec qui elle se marie. Émigré juif polonais, il a servi dans l’armée Française et dans la Résistance, et le couple s’installe à Paris puis à Montrouge en banlieue parisienne où ils tiennent un magasin d’articles de sport.

« C’était un garçon assez calme, secret »

Troisième d’une famille de quatre enfants, Jean-Jacques Goldman expliquera plus tard : « Avec un père polonais et une mère allemande, même en naissant en France, on a toujours l’impression de venir d’ailleurs. C’est peut-être pour cette raison que j’ai passé mon enfance dans une famille un peu repliée sur elle-même. ». Dans une de ses très rares interviews, Ruth racontera au sujet de son fils : « C’était un garçon assez calme, secret. Il aimait la musique, mais sans plus que cela. Ses rêves ? Difficile à dire, il se laissait très bien diriger, il n’était pas bien décidé. » Avant qu’il n’en fasse sa passion, et son métier.

Et, toutes leurs vies, ses parents Ruth (1922-2008) et Alter Goldman (1909-1988) ont été « en quête d’irréprochabilité et de simplicité », comme l’écrit Éric Le Bourhis dans Le Mystère Goldman (éditions Prisma). Un modèle auquel leur fils Jean-Jacques a tenté, depuis toujours, de se tenir.

Crédits photos : Agence / Bestimage

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