Jean-Michel Blanquer pétri d’admiration pour Emmanuel Macron : sa petite phrase déjà culte

Malgré la troisième vague de Covid et les critiques sur la gestion de la crise sanitaire d’Emmanuel Macron, Jean-Michel Blanquer continuer de louer le “président épidémiologiste”.

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  1. Emmanuel Macron


  2. Jean-Michel Blanquer

Certaines blouses blanches risquent encore de grincer des dents. Critiqué pour son refus de reconfiner la France en janvier, malgré l’avis des experts de la santé, Emmanuel Macron reste fidèle à sa ligne en dépit de la dégradation de la situation sanitaire. Loin d’envisager un mea culpa – “Nous avons eu raison (…) parce qu’il n’y a pas eu l’explosion qui était prévue par tous les modèles” -, le président peut même compter sur des soutiens de poids au gouvernement face aux scientifiques. Jean-Michel Blanquer est visiblement l’un de ceux-là, à en croire ses déclarations au Monde.

Le président a acquis une vraie expertise sur les sujets sanitaires, salue le ministre de l’Education. Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne et au regard du temps important qu’il y consacre depuis plusieurs mois”, ose le compagnon d’Anna Cabana. De quoi relancer le mythe du “président épidémiologiste” tenant tête au Conseil scientifique. “Un jour, il pourra briguer l’agrégation d’immunologie”, lançait en février Richard Ferrand. Avant que la situation sanitaire ne s’aggrave, et que le “pari” du président de ne pas reconfiner semble perdu. “Les louanges des courtisans, c’est pour alimenter le mythe du chef de guerre face au Covid”, reconnaît aujourd’hui un responsable de la majorité dans Le Monde.

“Lire est une chose, comprendre les enjeux en est une autre”

Si Emmanuel Macron consulte toutes les études avec passion, au point de “challenger” Olivier Véran et les experts au conseil de défense, les blouses blanches s’agacent. En pleine troisième vague, certains l’accusent de ne pas les écouter. “Il est d’une grande naïveté de prétendre que le président aurait une expertise d’épidémiologiste car il lirait tout dans ce domaine. En sachant que lire est une chose, comprendre les enjeux en est une autre”, a par exemple déploré l’épidémiologiste Dominique Costagliola dans L’Express, mi-mars, après avoir conseillé (en vain) un reconfinement face aux variants.

Ce qui fait écho aux alertes lancées par un personnel hospitalier débordé. Et a obligé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a calmé le jeu. “Oui, le président s’intéresse à tout ce qui touche au virus. Mais cela ne veut pas dire qu’il se substitue aux épidémiologistes. C’est l’inverse, il veut se nourrir le plus possible de leurs analyses, avant de trancher”, rassure-t-il. Reste qu’à un an de la fin de son mandat, le pari du “président épidémiologiste” peut s’avérer risquer à bien des niveaux.

Crédits photos : Bestimage

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