Johnny Hallyday : cette bourde dont se moque encore un ancien Premier ministre

Johnny, ce sont des tubes, beaucoup de tubes. Mais Johnny, ce sont aussi des bourdes, des gaffes, des lapsus. Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre vient de s’en remémorer une, dans les colonnes de L’Obs.

Difficile de contredire cette affirmation : Johnny Hallyday était une légende de la chanson française. Trois ans après sa mort, ses disques continuent de se vendre par millions. Mais il y a autre chose qu’il est difficile de nier : le rocker faisait parfois rire… malgré lui. En 2002, à l’occasion de la Coupe du monde de football, Johnny Hallyday sort la chanson Tous ensemble. Interrogé sur ses connaissances footballistiques par Claire Chazal, il assure qu’il adore… Zazie, pour parler de Zizou. Ce n’est qu’un exemple des petites gaffes ou des lapsus de l’idole des jeunes. Dix ans plus tard, Johnny Hallyday avait souhaité une bonne soirée à “Clermont-Ferrand” alors qu’il était en fait en concert à… Saint-Etienne. Bref, des passages plus drôles que graves. La bourde est un art, surtout quand on demande à une célébrité de prendre position sur tous les sujets possibles, alors que cette dernière n’y connait pas grand chose. En politique, le père de Jade et Joy a souvent pris position, plutôt pour des politiques de droite, sur l’échiquier, mais peut-être sans vraiment se saisir des sujets…

“Johnny, ce n’est pas Proust”

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre sous Nicolas Sarkozy, est un fan absolu de Johnny Hallyday. Interrogé par L’Obs sur les convictions politiques du rocker, Jean-Pierre Raffarin reste mesuré : “Etait-il pertinent sur les sujets politiques ? Je ne le crois pas. Pour illustrer son propos, l’ancien élu se souvient de ce moment où l’artiste a soutenu Giscard d’Estaing, lors de l’élection présidentielle de 1974. “Que dit-il ? ‘Je suis heureux de soutenir M. Giscard d’Estaing, qui sera le meilleur… Premier ministre’, souffle Jean-Pierre Raffarin, avant d’ajouter : ‘Premier ministre’, pour une élection présidentielle, on voit bien que ce n’est pas son quotidien…“.

Bien que fan, l’ancien locataire de Matignon, reconnaît les défauts de l’idole. “Johnny, ce n’est pas Marcel Proust et ses phrases qui n’en finissent pas […] Oui, il a le discours le plus pauvre des artistes sur scène“. C’est dur, mais est-ce juste ? Chacun se fera son opinion.

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