Lady Kitty Spencer : un petit air de Diana

PORTRAIT – Comme sa tante Diana autrefois, Kitty Spencer cultive un sens de l’élégance et du style très remarqué. Egérie de Dolce & Gabbana et de Bulgari, le top enflamme aujourd’hui les podiums des défilés et perpétue le mythe.

Elle possède cette touche de sophistication, de bonne éducation et de culture qui fait toute la différence. A vingt-sept ans, la nièce de la princesse Diana, dont elle a hérité la blondeur et le regard pervenche, a mis la fashion sphère à ses pieds. Un troisième défilé, très remarqué, pour Dolce & Gabbana à Milan en février en 2018, une campagne de pub pour la maison de haute joaillerie Bulgari, une apparition hyperglamour lors du mariage de son cousin germain, le prince Harry, avec Meghan Markle…

Notre it girl monopolise en ce moment l’attention des magazines. Du très chic et très british Tatler à Vanity Fair et Vogue, l’engouement est unanime. Qu’importe ses formes callipyges – parfaitement assumées –, qui détonnent dans cet univers impitoyable de silhouettes filiformes. Lady Spencer, par son charme et son élégance racée, réussit un tour de force : s’imposer telle qu’elle est, tout simplement.

Un pedigree encombrant

Fille du comte Charles Spencer – frère cadet de Lady Di – et de Victoria Lockwood, ancien mannequin, Kitty Eleanor, née à Londres le 28 décembre 1990, est l’aînée d’une famille recomposée de six enfants. Issue d’un illustre lignage, qui règne depuis le XVIe siècle sur le domaine d’Althorp dans les Midlands, elle n’a pas eu une jeunesse facile, loin de là. Six mois à peine après sa naissance, son père fricote avec l’une de ses ex. Son épouse, meurtrie, sombre alors dans la dépression. Comme pour panser ses plaies, Victoria donnera naissance, deux ans plus tard, aux ravissantes jumelles Amelia et Eliza. Mais le mal est fait. Cette nouvelle maternité n’y changera rien : la jeune femme sombre. Anorexie, alcool, drogue dure… Les problèmes du couple s’étalent désormais dans les tabloïds. « Charles Spencer, mari infidèle, et son épouse junkie », titre alors la presse populaire.

Fuyant le cyclone médiatique, la famille plie bagage en 1995 et trouve refuge en Afrique du Sud. Charles et Victoria, qui enchaîne les cures de désintox, se donnent alors une deuxième chance. En vain. Le divorce, particulièrement acrimonieux, est prononcé en 1997. Victoria décide de rester dans leur superbe demeure africaine avec les trois fillettes tandis que Charles retrouve la grisaille de l’Angleterre.

Au moment de la mort accidentelle de Diana, le 30 août de la même année, Kitty est une petite fille sage de six ans, qui n’en a gardé qu’un très vague souvenir. Elevée dans les meilleurs établissements privés du Cap, elle s’inscrit, à dix-huit ans, à l’université en psychologie et littérature anglaise avant de partir étudier l’histoire de l’art en Italie afin d’obtenir son master en management du luxe. Suivant les traces de Diana, la jeune héritière porte un intérêt particulier aux sans-abri et se montre très engagée dans différentes associations, notamment la Elton John Aids Foundation.

Bien sûr, comme toutes les filles de son milieu, Kitty est une party girl qui festoie à travers la planète, et poste ses souvenirs de voyage sur les réseaux sociaux. En 2013, c’est au cours d’une soirée qu’elle tombe raide amoureuse de l’homme d’affaires italien Niccolò Barattieri di San Pietro, un séduisant quadra magnat de l’immobilier. Leur love story, qui a pris fi n en 2017 après quatre ans de passion, lui a brisé le cœur… Depuis cet échec amoureux, Kitty a craqué pour un sémillant milliardaire, Michael Lewis . Se gardant bien de jouer la carte de « la nièce de » qui lui pèse. « Je veux réussir par moi-même, par mon mérite et mes propres compétences », a-t-elle confié. Sans aucun doute, notre lady a atteint aujourd’hui son but.

Article publié en 2018 et réactualisé en 2020

Crédits photos : OLIVIER BORDE / BESTIMAGE

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