L’ancien manager de Vitaa et Gims, accusé d’escroquerie, risque la prison ferme

Lundi 31 mai, l’ancien manager de Vitaa et Gims, accusé d’avoir détourné 300 000 euros au label Universal Music France, comparaissait au tribunal correctionnel de Créteil. Il a nié les accusations mais une peine de prison ferme de 18 mois a été requise contre lui.

Maître Gims

Vitaa

L’ex-manager de Vitaa et Gims est accusé d’escroquerie : il aurait détourné 300 000 euros au label Universal Music France, entre 2014 et 2016. Il aurait édité des “factures bidons” pour des enregistrements en studio et des shooting photos payés par la maison de disque pour le projet de Gims, Djuna Family, qui n’ont jamais eu lieu – l’album familial du rappeur n’est d’ailleurs jamais sorti. L’ancien manager de Vitaa aurait également fait payer à Universal des billets d’avion et des locations de limousines que la chanteuse n’aurait jamais utilisées. En septembre dernier, le procès s’était ouvert au tribunal correctionnel de Créteil. Lundi 31 mai, le manager comparaissait devant les juges. Jamais de ma vie je n’ai fait de fausses factures, a-t-il déclaré, selon les informations du Parisien.

Pour sortir un euro, il faut trois validations

“J’établis un budget pour un album et un contrôle de gestion valide, mon rôle est de fluidifier le système”, a expliqué l’ancien manager de Vitaa et Diams, se défendant : Pour sortir un euro, il faut trois validations. Je n’ai fait que la première avant la seconde du directeur puis la troisième du commissaire au compte.” Mais pour la procureure, il n’en est rien. “C’est lui qui a tiré réellement profit de cette infraction, celui qui est en position de force, qui a pu imposer sa volonté”, a-t-elle déclaré. Elle a requis une peine de prison ferme de 18 mois à son encontre. L’avocat, Maître Yann Le Bras a plaidé la relaxe de son client : “Aucune infraction n’est matérialisée”, a-t-il assuré. Le verdict sera rendu lundi 27 septembre prochain, après un an de procédure. D’autres personnes, des prestataires de service, photographes, ingénieurs son, sont également mis en cause. Ils risquent des peines de 6 à 18 mois de prison avec sursis.

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