Le jour où… Vladimir Poutine a pris Valérie Pécresse pour un agent secret

Anecdotes insolites, cocasses ou touchantes… Chaque semaine Candice Nedelec raconte dans Gala.fr un moment méconnu de la vie de femmes et d’hommes politiques.

Adolescente, Valérie Pécresse a appris le russe. Elle se passionnait pour la littérature de Tolstoï ou Dostoïesvski. Excellente élève, elle voulait explorer de nouveaux horizons. Pour pouvoir se perfectionner dans cette langue, la jeune fille est donc parti plusieurs années d’affilée avec des camps de jeunesse communiste en URSS. Alors que la guerre froide faisait rage, c’était pour elle le seul moyen de s’y rendre.

Ses parents, des intellos gaullistes ouverts d’esprit et anticonformistes, et ses grands-parents, le professeur Louis Bertagna et son épouse, amis de Jacques Chirac, lui-même russophone, n’y avaient opposé aucune objection. Valérie Pécresse avait alors découvert, bien avant la chute du mur Berlin, la réalité des files d’attente devant les commerces ou de la propagande mise en oeuvre de l’autre côté du rideau de fer.

L’adolescente n’imaginait pas alors cette scène insolite qu’elle aurait à vivre bien des années plus tard… Elle se déroule pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. François Fillon est alors Premier ministre et Valérie Pécresse ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ils effectuent un déplacement officiel en Russie. Lorsqu’il la présente au président Poutine, pour briser la glace et gagner ses bonnes grâces, le Premier ministre français s’empresse de préciser que sa ministre parle russe. Fait rare dans le landerneau politique hexagonal. «Vladimir Poutine m’a alors regardée avec suspicion. Il se demandait visiblement si je n’avais pas été formée par les services secrets ! », s’amuse Valérie Pécresse, qui a conservé une vraie tendresse pour cette culture.

Crédits photos : Aurélien Morissard/Panoramic/Bestimage

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