Le père de Britney Spears a mis sa fille sur écoute

  • Britney Spears se bat pour mettre fin à treize ans de tutelle.
  • La chanteuse accuse son père et son management d’avoir exercé un contrôle abusif sur sa vie.
  • Le père de la chanteuse affirme avoir agi pour le bien de sa fille.

Après Framing Britney Spears, sur la façon dont la chanteuse a été traitée par les médias et l’industrie du disque depuis ses débuts, le New York Times sort une nouvelle enquête documentaire. Dans Controlling Britney Spears, disponible sur Hulu, les journalistes se sont penchés sur la gestion de la tutelle de la star, et comment son père,
Jamie Spears, a exercé un contrôle total (voire totalitaire) sur sa fille. Ils ont notamment donné la parole à Alex Vlasov, ancien employé de l’agence de sécurité Black Box sélectionnée par le père de l’artiste. Selon lui, il n’était pas question d’assurer la sécurité de Britney Spears, mais bien de la surveiller.

L’homme compare d’ailleurs la situation de la chanteuse à celle d’un prisonnier. « La sécurité faisait plutôt le travail d’un gardien de prison », déclare-t-il. Pour étayer ses dires, il a fourni plusieurs « e-mails, texto et enregistrements audio auxquels il avait accès pendant ses neuf années en tant qu’assistant exécutif et responsable des opérations et de la cybersécurité de Black Box ».

Contrôle total

On apprend ainsi que les conversations privées de Britney Spears étaient enregistrées et que ses textos étaient interceptés. La raison invoquée par les responsables de la société de sécurité auprès de son ancien employé : c’est pour le bien de la chanteuse qui veut être sous tutelle.

Pour contrôler son téléphone, chaque textos, FaceTime, notes, historique Internet ou photos reçus sur l’iPhone de l’interprète de Toxic arrivait en même temps sur un iPad ou un iPod de la sécurité. Le tout était ensuite envoyé à Jamie Spears et à Robin Greenhill, employée de l’ancienne société de management de la star, Tri Star Sports & Entertainment Group. Si officiellement le père de la star agissait par peur des personnes de « mauvaise influence » entourant sa fille, il s’intéressait aussi à d’autres messages : ceux échangés avec
Lynne Spears, son ex-femme et mère de la star, mais aussi ceux avec son
petit ami, ou encore son
avocat.

Jusque dans la chambre à coucher

D’après l’ancien employé de la société de sécurité, un micro avait également été placé dans la chambre à coucher de la chanteuse. Tout ce qu’elle y disait était enregistré et transmis, comme le reste à Jamie Spears et au management. Des enregistrements qu’on lui a demandé de détruire. « Je ne voulais pas être complice de quoi que ce soit, donc j’ai gardé une copie, parce que je ne voulais pas détruire une preuve », explique aujourd’hui Alex Vaslov. Ce dernier ajoute avoir décidé de parler après avoir entendu le témoignage de Britney Spears au tribunal qui criait sa souffrance d’être sous cette tutelle dont elle ne voulait pas.

Comme le rappelle le journal, ces pratiques d’écoutes sont illégales sans le consentement de toutes les parties (celui qui envoie et celui qui reçoit le message). Rien ne dit non plus que le tribunal a approuvé un tel procédé. Cela pose notamment question sur les conversations entre Britney Spears et son avocat, qui doivent normalement être protégées, ce que n’a pas manqué de relever l’actuel représentant légal de la chanteuse, qui évoque une « violation de ses droits ». ) « Placer un micro dans la chambre à coucher de Britney serait particulièrement inexcusable et honteux, et corrobore tellement son témoignage poignant », a déclaré Mathew Rosengart, l’avocat de Britney Spears, qui demande l’ouverture d’une enquête sur ces allégations.

Du côté de Jamie Spears, on assure que « tout a été fait en accord avec les paramètres de l’autorité que la cour lui a conférée » et « avec le consentement de Britney qui était au courant, son avocat commis d’office et/ou la cour ». Même son de cloche du côté de l’ancienne société de management de la star.

La prochaine audience sur la tutelle de Britney Spears aura lieu le 29 septembre. La chanteuse doit s’exprimer une nouvelle fois.

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