Marine Le Pen : cette “image épouvantable” qui lui a coûté cher pendant la présidentielle

Alors qu’elle venait de se classer en deuxième position derrière Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen a tenu une conférence de presse le 13 avril dernier qui a tourné au cauchemar. Ce lundi 9 mai, L’Express est revenu sur un incident qui a entaché son image.

Marine Le Pen a travaillé dur pour changer l’image de son parti d’extrême droite, le Rassemblement National. Au cours de sa campagne pour la présidentielle, la fille de Jean-Marie Le Pen a misé sur la carte du pathos, évoquant son rôle de mère pour ses trois enfants Jehanne, Louis et Mathilde en plein meeting, sa passion pour les chats et en changeant sa garde-robe, choisissant sur des couleurs douces et chaleureuses. Mais malgré tous ces efforts, de nombreuses personnes ont continué de mépriser son parti, certains venant manifester contre elle lors de ses meetings et conférences de presse. Ce lundi 9 mai 2022, L’express a justement rappelé un épisode qui a coûté cher à sa campagne.

À peine ressortie victorieuse du premier tour, juste derrière son rival Emmanuel Macron, Marine Le Pen a donné une conférence de presse à Paris le 13 avril, portant sur les relations internationales. Un exercice périlleux, puisque la guerre en Ukraine venait d’éclater et que de nombreuses personnes l’accusaient d’avoir des relations étroites avec Vladimir Poutine. « Dans un discours d’une quarantaine de minutes, elle esquive à dessein la guerre en Ukraine. Les journalistes l’y ramènent », ont raconté nos confrères. « Pourquoi est-elle allée faire cette conférence sur l’international ? Il ne faut pas aller là où on est faible », a regretté le maire de Béziers, Robert Ménard.

Outre ses réponses évasives aux journalistes, les médias ont surtout retenu une image forte de cet évènement qui s’est déroulé au Salon Hoche, dans le 19ème arrondissement : « celle d’une manifestante, Pauline, traînée au sol par les officiers de sécurité, après avoir crié son opposition à une candidate accusée de complaisance avec Vladimir Poutine« , a résumé le magazine. « Image épouvantable. On va avoir droit à ça partout », s’était lamenté le député Sébastien Chenu. Sur les clichés pris au moment des faits, Marine Le Pen arbore une expression désemparée, les yeux ronds, incrédule.

>> PHOTOS – Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Marine Le Pen : les gris-gris mode des politiques français

Quand Marine Le Pen décidait de qui est journaliste ou non : « une image dévastatrice »

Dans leur article, nos confrères ont également relaté un autre dérapage qui a entaché l’image de l’ancienne candidate. Le 11 avril, l’ancienne avocate a donné une autre conférence de presse avec pour thème la démocratie. Interrogée par un journaliste, Marine Le Pen avait déclaré sans filtre que « oui, oui, tout à fait », elle avait le pouvoir de décider de qui est journaliste ou non, et qui peut l’interroger pendant ses meetings. « La réponse est accompagnée d’un rire sonore et gras. L’image est dévastatrice », a constaté le magazine. Pour rappel, la représentante du RN avait mis un véto sur le choix des journalistes qui devaient présenter le débat de l’entre-deux-tours. Elle avait refusé catégoriquement qu’Anne-Sophie Lapix anime l’événement.

Crédits photos : Denis Guignebourg / Bestimage

Autour de

Source: Lire L’Article Complet