Marion Wagon, disparue il y a 25 ans, a-t-elle croisé Le Grêlé ? Une nouvelle piste étudiée

L’avocat des parents de Marion Wagon, disparue le 14 novembre 1996, a dévoilé 25 ans jour pour jour après les faits qu’il a demandé à la juge d’instruction d’explorer la piste du Grêlé, dans Affaire suivante, sur BFMTV.

  • Michel Fourniret

25 ans après sa disparition, les parents de Marion Wagon attendent toujours des réponses. Et l’exploration d’une nouvelle piste pourrait leur en apporter. Dans Affaire suivante, sur BFMTV le dimanche 14 novembre 2021, Me Georges Cathala, avocat des parents de la jeune fille, a dévoilé qu’il a sollicité la juge d’instruction après la découverte de l’identité du Grêlé. Nommé François Vérove, ce dernier, gendarme, a dévoilé son passé de tueur et violeur en série en septembre 2021 à sa femme, avant de se suicider. « Je lui ai demandé de bien vouloir vérifier si dans la caserne de gendarmerie il n’était pas en fonction« , a déclaré Me Cathala dans l’émission diffusée sur BFMTV. La première victime du Grêlé, Cécile Bloch, a été tuée en mai 1986 à Paris. Son dernier crime connu date du 29 juin 1994 : le viol d’Ingrid, 11 ans, à Mitry-Mory (Seine-et-Marne). Marion Wagon a disparu le 14 novembre 1996 à Agen (Lot-et-Garonne), à l’âge de dix ans.

La piste de Michel Fourniret, aussi envisagée

Le Grêlé n’est pas le seul pédocriminel qui aurait pu faire de Marion Wagon sa victime. En avril 2021, on a appris dans le magazine Elle que la piste de Michel Fourniret est aussi envisagée. Les enquêteurs mènent des recherches, pour déterminer l’origine d’un ADN retrouvé sur son matelas. Si celui de Marion Wagon a été perdu, ils utilisent ceux de ses parents, afin de découvrir une éventuelle correspondance.

Après des années d’errances, les parents de Marion Wagon gardent toujours espoir. « Si irrationnel qu’il soit, il les maintient debout« , a déclaré leur avocat sur BFMTV. Malgré tout, ils restent toujours ébranlés par cette disparition, survenue alors que la petite quittait l’école pour le déjeuner. Me Georges Cathala a confié : « Ils nous écoutent aujourd’hui. je ne pense pas trahir leur sentiment en disant que ce sont des gens extrêmement malheureux. Depuis le 14 novembre, ils ne croient plus en Dieu, ils croient plus au silence des églises et le drame, c’est qu’ils commencent à ne plus croire à la justice.« 

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