Martin Blachier ne se fait pas d’illusion sur la 3e dose : « Les contaminations vont quand même augmenter »

Ce jeudi 25 novembre, l’exécutif a annoncé l’ouverture du rappel de vaccin anti-Covid pour tous les majeurs. Pour le Dr Martin Blachier, interrogé sur LCI, cette troisième dose ne va pas empêcher le virus de circuler.

Alors que l’épidémie semble repartir de plus belle, le gouvernement a mis sur pied de nouvelles mesures sanitaires. En conférence de presse, ce jeudi 25 novembre, Olivier Véran a annoncé l’ouverture de la troisième dose de vaccin à toute personne majeure, le renforcement du pass sanitaire et le retour du masque en intérieur dans les lieux publics. Accélérer la vaccination avec ce rappel, rendu nécessaire dès janvier 2022 pour conserver son pass sanitaire, va-t-il permettre d’enrayer la pandémie ? Pour le Dr Martin Blachier, cette troisième dose va permettre de faire évoluer l’immunité collective. Pour autant, « les contaminations vont quand même augmenter », a estimé le spécialiste en santé publique sur le plateau de LCI, en amont des annonces du ministre de la Santé.

À compter de la mi-janvier, les Français n’auront plus accès à leur pass sanitaire s’ils n’ont pas reçu leur rappel dans les sept mois suivant leur deuxième injection. Si la vaccination permet de réduire les risques de complications graves, elle n’empêche pas le virus de circuler. « Quand vous faites une troisième dose, vous avez une montée des anticorps et pendant un certain temps – on ne sait pas combien de temps ça va durer –, il n’est plus stérilisant. En jouant avec ce portage de la troisième dose, on espère qu’il baisse un peu la transmission d’ici la fin de l’année », a prédit le consultant santé, très présent dans les médias depuis le début de la pandémie.

« La troisième dose ne va pas changer la donne »

Invité sur le même plateau de LCI, Gérald Kierzek s’est montré peu optimiste concernant le rappel de vaccin anti-Covid. « Ce n’est pas la troisième dose qui va changer la donne en termes d’épidémie, notamment à court terme. Faut pas rêver », a affirmé le consultant santé de TF1, estimant qu’il ne faut surtout pas rendre obligatoire cette mesure. Si cette troisième dose reste facultative pour les Français non concernés par l’obligation vaccinale, elle en devient de fait nécessaire si l’on veut se rendre au cinéma, au restaurant ou encore dans un train grandes lignes. Visiblement, l’accélération de la vaccination ces derniers mois n’a pas eu l’effet escompté sur l’immunité collective. « Le modèle sur lequel on s’est trompé, c’est de dire que la vaccination allait être la panacée universelle qui aurait résolu la crise. Les gens l’avaient compris comme ça et c’est pour ça qu’il y a une mise en doute de ces paroles médicales et politiques », a analysé Gérald Kierzek.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Capture d’écran LCI

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