« Moins égocentrée et moins bavarde »: Valérie Pécresse se paie Emmanuel Macron

Valérie Pécresse s’est rendue à Brive-la-Gaillarde, pour effectuer sa rentrée politique, ce samedi 28 août. Face à ses supporters et soutiens, la candidate à l’élection présidentielle en a profité pour tacler Emmanuel Macron, selon des propos rapportés par L’Opinion dans son édition du lundi 30 août.

Une autre façon de présider existe“, a déclaré Valérie Pécresse lors d’un déplacement à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ce samedi 28 août. Pour sa rentrée politique, et alors que Laurent Wauquiez a annoncé son retrait de l’élection présidentielle, la présidente de la région Île-de-France a décidé de frapper fort lors de cette nouvelle apparition publique, comme l’a rapporté L’Opinion dans son édition du lundi 30 août. Après avoir affirmé qu’elle était “prête” à se lancer dans la course à la présidentielle 2022, l’intéressée a fustigé la politique d’Emmanuel Macron : “Ma présidence sera plus arbitrale, plus sobre, plus collective et, disons-le, moins égocentrée et moins bavarde“, a-t-elle prévenu face à ses supporters, selon des propos rapportés par nos confrères.

Au sujet de l’actuel président de la République, Valérie Pécresse a ajouté : “Vous l’avez cru réformateur, il l’est moins que moi“, a-t-elle affirmé. Et d’enfoncer le clou : “Il voulait ressembler à la droite. Il n’en est que la pâle copie. Je suis, avec vous, l’originale“, a asséné la présidente de Soyons Libre face au millier de supporters qu’elle est parvenue à réunir, à Brive-la-Gaillarde, ce samedi 28 août. Et de prévenir, déterminée : “Je suis là pour gagner.” Le ton est donné.

La primaire n’est pas sans risque pour Valérie Pécresse

Le récent retrait de Laurent Wauquiez à la présidentielle 2022 a “profondément changé la donne” pour Valérie Pécresse, qui a vu la route se dégager devant elle. En effet, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes aurait été “un adversaire très coriace” pour elle. Malgré tout, l’ancienne ministre du Budget va encore devoir batailler pour s’imposer à droite : “La primaire va beaucoup abîmer Valérie“, a alerté un élu francilien centriste. “Elle va être obligée de se positionner par rapport à Philippe Juvin qui fait partie de sa majorité à la région et Éric Ciotti qui va faire des propositions tonitruantes.

Malgré les risques que cette primaire comporte, Valérie Pécresse a décidé d’y croire. Et d’aller jusqu’au bout. Elle n’a d’ailleurs pas peur d’affronter Xavier Bertrand, qui a décidé de tracer sa route seul, contrairement à elle, qui a préféré miser sur le “collectif” : “La seule chose que les Français devaient retenir, c’est qu’elle était aussi déterminée que lui, a confié le député européen Geoffroy Didier dans les pages de L’Opinion. Reste désormais à savoir qui remportera le match…

Crédits photos : Michael Baucher / Panoramic / Bestimage

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